Au fil des années, le Festival Lumière s’impose comme une référence incontournable et ne cesse de croître. Pas moins de 5 soirées sont prévues pour expliquer le programme de cette édition anniversaire en détail. Retour sur une séance riche en émotions.


Dans une salle pleine à craquer, Maelle Arnaud, programmatrice du Festival, lève enfin le voile sur les dernières zones d’ombre du calendrier. Même si l’on connaît les grandes lignes de ce dixième anniversaire depuis quelques temps (grâce aux nombreuses annonces) il reste encore quelques surprises. Ce programme tant attendu a d’ailleurs été bouclé deux heures avant la soirée, les 300 exemplaires ayant été imprimés in extremis par l’imprimerie Rey, partenaire du Festival depuis sa création en 2008. Mais par chance, nous l’avons bien en main, et de nombreuses personnes l’avaient déjà dévoré bien avant que Maelle Arnaud fasse son apparition.

L’événement de cette édition, c’est bien évidemment la venue de Jane Fonda, icône pop à travers les âges dont la nomination semble bien avoir quelques sous-entendus. L’engagement politique et le féminisme de Fonda ne sont plus à prouver, et elle aurait ainsi confié aux organisateurs qu’elle n’était « pas fâchée de quitter l’Amérique de Trump ». La rétrospective consacrée à l’actrice souligne bien évidemment ses penchants activistes, avec notamment le documentaire anti-militarise sobrement intitulé F.T.A, pour « Fuck The Army ». Mais ce sera surtout l’occasion de revoir de nombreux films cultes, comme le kitsch Barbarella, qui comme plusieurs autres films de la programmation, a été spécialement restauré pour l’occasion. Maelle Arnaud a d’ailleurs tenu à remercier de nombreux ayants droit qui se sont impliqués personnellement pour que le Festival puisse avoir des copies de la meilleure qualité possible.


La passion du cinéma, le plaisir d’être ensemble


Jane Fonda présentera également plusieurs films de son père Henry, dont le classique Il était une fois dans l’Ouest, diffusé lors d’une soirée spéciale Sergio Leone. Les Français Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro présenteront quant à eux Delicatessen, et le légendaire Claude Lelouch donnera une Masterclass sur sa vaste carrière. Comme chaque année, le programme est éclectique et satisfera les cinéphiles de tous poils, de l’amateur de films muets (Buster Keaton) au fana de séries B (New York 1997) en passant par l’inconditionnel des films hongrois des années 50 (Professeur Hannibal). Ce cru 2018 s’annonce déjà comme l’un des plus ambitieux concocté par la bande de Thierry Frémeaux. Rendez-vous compte : 36 cinémas mobilisés en région Lyonnaise, des invités aussi prestigieux que Javier Bardem, Peter Bogdanovitch ou l’immense Liv Ulmann, mais surtout plus de 200 films projetés pour un public de plus en plus nombreux, preuve du succès grandissant de cette grand-messe du cinéma.

Vous l’aurez compris, la dixième édition du Lumière est bel et bien lancée, et avec elle la chasse aux billets et aux accréditations, l’arrachage de cheveux (quand on se rend compte qu’on ne pourra pas faire la moitié des séances souhaitées) et les réveils difficiles des courageux qui tenteront les soirées proposées. Mais ne pleurez point, il y aura toujours les folles ambiances de la Plateforme pour vous consoler, où l’on apercevra au détour d’un verre de vin quelques invités se frottant à la populace…


Jean Desanlis


Petit conseil de la rédac’ : S’il ne fallait retenir qu’un seul film à aller voir, la séance de 2001 étant complète, il serait judicieux de se rabattre sur le chef d’œuvre existentialiste d’Alfonso Cuarón, Les Fils de l’homme)

Tout le programme disponible ici : http://www.festival-lumiere.org

Le facebook du festival, pour ne manquer aucune annonce : https://www.facebook.com/festival.lumiere/