Compositrice, musicienne, et interprète lyonnaise, Lucile joue de sa voix dans tous ses états et dans un style toujours très épuré mais déjà mené d’une main de chef d’orchestre. En solo depuis deux ans, la jeune artiste débute cette année avec un clip sur la problématique ultra contemporaine de la consommation effrénée des écrans et le projet d’un nouvel EP à fleur de ses cordes vocales.

La voix et c’est tout. La voix au centre de tout. La voix. Sa voix. En boucle, émouvante, authentique, virtuose, directe et percutante aussi. Cette voix, c’est celle de Lucile. À 25 ans et après avoir côtoyé le monde prestigieux du conservatoire accompagnée de son violoncelle et plusieurs expériences en tant que membre de groupes de musique, la jeune femme se lance en solo
Sur scène ou sur disque, elle porte depuis quatre ans ses textes en français avec sa voix et son looper, parfois harmonisés avec des accords de guitare. Elle enfile ses témoignages contemporains et ses émotions intemporelles comme des perles sur un fil. Les minutes passent, puis les heures : son public est envoûté et interpellé par les problématiques qui touchent sa génération.

Des inspirations multiples pour une musicalité unique 

Inspirée par le hip-hop et le funk, toujours avec lucidité et humour, la musique de Lucile est un mélange de chanson française délestée de tous ses codes, de pop francisée, de notes a capella et de slam. Ce mélange de genres lui confère une musicalité scandée et unique.
Elle s’amuse des styles ; le classique et les vibratos des violoncelles viennent s’entrechoquer avec le rock britannique de Muse et la musicalité de certaines figures de la chanson française comme Ben Mazué. Elle s’imprègne de toutes ces personnes qui poussent les murs et ne restent pas figés dans un style et absorbe l’énergie de tous ceux qui se renouvellent. Puis elle crée à son tour…

Le texte vient généralement en premier” confie-t-elle. C’est d’abord une idée, une phrase, qui lui trotte dans la tête pendant quelques jours, quelques semaines parfois, qui lui colle à la peau et puis qui, en son temps, est enfin prête à venir au monde et donner naissance au reste d’une chanson. Une fois qu’elle tient son refrain et ses couplets, Lucile les fige en y déposant sa musique : du piano, de la guitare et des arrangements vocaux.

Une actualité qui affiche complet

Après la sortie d’un premier EP éponyme en Février 2018 avec les 3 titres Ça Déraille”, “Réveil Après Hypnose”, et “Regard En Arrière, une victoire au tremplin « Elles Chantent«  du Kraspek Myzik ainsi qu’une expérience de scène déjà avancée, la jeune artiste lyonnaise croque dans 2020 avec le projet d’un nouvel EP ! Celui-ci a pour fil conducteur le champs des possibles des jeux de voix. Des voix qui se répètent, des mimiques vocales, un chœur ou encore des notes tenues seront les vaisseaux de thématiques qui touchent à son vécu personnel. Ce prochain EP inclura des chansons de rupture mais aussi des chansons sur et pour les femmes du XXIème siècle. Il se présentera sous la forme de flashs d’instants de vie, à travers lesquels tout le monde peut se retrouver, se reconnaître. “Les chansons, à partir du moment où on les rend publiques, elles appartiennent à plein de gens” évoque Lucile.

Au coeur de ce début d’année a lieu aussi la sortie de son clipPlus de Réseau”. Visible depuis le 10 Janvier dernier, le titre imagé parle au présent de ces vies qui se vivent par procuration à l’heure des réseaux sociaux et de l’affichage frénétique et permanent de quotidiens souvent quelconques. À travers les écrans, tout sonne faux, mais les cœurs désemparés par l’absence de signal regardent passivement la frontière entre vie réelle et vie virtuelle s’effacer malgré tout. 
Sur une chanson aux inspirations une nouvelle fois slam, pop et hip-hop, des images très colorées et légères viennent se poser et rappellent l’univers frais et vif de Luce. Dans son clip, Lucile se met dans la peau d’une pseudo-instagrameuse à la vie plastique ultra connectée. Faisant écho à des situations qu’elle a vécues, ce clip très graphique, co-réalisé avec Ophélie Janot, montre le contraste entre une réalité plutôt solitaire et monotone et l’hyperactivité d’une existence digitale, le tout en conservant un certain comique de situation tournant davantage en ridicule ces nouveaux comportements de consommation numérique

Artiste entière avec quatre ans de composition et deux ans de scène solo à son actif, Lucile exprime et partage son authenticité à coeur ouvert quand elle est sur scène : “Je partage comme une partie de moi dans ces moments-là et donne à vivre un moment unique à mon public, un instant suspendu” raconte la musicienne. Dernièrement, voyant ses concerts s’annuler un à un, Lucile profite du confinement pour se consacrer à d’autres projets. Parmi eux, des arrangements de chansons qui lui plaisent. Au début du mois, Lucile partageait sur sa chaîne YouTube sa reprise de l’incontournable titre de Billie Eilish, “bury a friend” : on te laisse en profiter ! 

© Image de couverture : Ophélie Jannot