Deux ans après un premier album éponyme aux influences hip-hop, soul et funk des années 90, les lyonnais de Da Break reviennent avec « Let It Shine », une véritable dose de groove qui fait du bien aux oreilles en cette période. Disponible depuis le 13 Mars sur toutes les plateformes, ce second opus, est pour toi comme pour nous, une bonne manière de célébrer la vie. Alors, tu sais ce qu’il te reste à faire !

Alors que le premier album de Da Break sonnait très funk et hip-hop (autant de la côte ouest que de la côte est), « Let It Shine » s’ouvre à d’autres genres musicaux comme le jazz et la disco. Avec ce nouvel effort, Da Break s’appuie sur une pléiade d’inspirations du passé et actuelles dans la musique comme dans les textes.

Un mélange des genres survitaminé

Plusieurs secrets sont enfermés dans « Let It Shine ». Le premier n’en est d’ailleurs plus un depuis le premier album ! C’est la captivante et chaleureuse voix de Jennifer Hawa Zonou, le pilier féminin du quintet complété par le producteur et multi-instrumentiste Bruno « Patchwork » Hovart, le batteur Rémy Kaprielan, le claviériste Pierre Vadon et le guitariste Nicolas Mondon. Sur les 11 pistes qui composent le disque, l’interprète met sa voix au service des mélodies et inversement. Attachée aux musiques caribéennes et africaines depuis l’enfance, la chanteuse s’emploie à défendre toutes ces influences du mieux possible. Et c’est une réussite ! À l’aise dans tous les styles, Hawa se et nous fait plaisir en invoquant nos souvenirs de découverte du hip-hop et de la funk.

Le deuxième, c’est la force de Da Break à allier rythmes dansants et textes engagés, comme une nécessité de nous faire réfléchir sur la complexité de nos rapports aux autres mais aussi au monde qui nous entoure. À travers « Pig Daddy », c’est la course à l’argent que Da Break dénonce. « Gotta Break It Up », quant à lui, est un appel aux femmes et aux hommes pour faire bouger les choses et les mentalités. Les rapports amoureux tiennent aussi une place importante sur cet album. « Show Me The Steps », « Everytime We Say Goodbye » ou encore « Burning » témoignent d’un amour plutôt triste, vite laissé de côté grâce aux mélodies ensoleillées.

Le troisième secret de l’album, c’est la faculté de Da Break de varier les plaisirs auditifs encore plus que sur leur album éponyme sorti en 2018. De la soul sur « Don’t Think So » aux reggae de « Show Me The Steps » et « Pig Daddy » en passant par l’esprit funky de « Gotta Break It Up », les lyonnais s’amusent avec les genres et proposent un cocktail multi-vitaminé rempli de bonnes ondes.

La violence des maux

On le sait bien. La musique est aussi un canal d’expression que les artistes utilisent pour faire passer des messages. Da Break ne déroge pas à la règle et n’hésite pas à s’engager à travers ses textes. L’exemple le plus parlant de cet album, c’est « Miss Rosa ». Sur une mélodie funk, la voix d’Hawa dénonce les violences raciales policières aux États-Unis, sujet encore bien trop présent dans les actualités et que des mouvements comme le Black Lives Matter* dénoncent. 

D’ailleurs, on te conseille d’aller regarder le clip, réalisé par Arnaud Ly Van Manh, qui accompagne parfaitement les paroles de la chanson. On y voit un jeune homme poursuivi par trois individus qui n’appartiennent pas aux forces de police mais sont affublés d’un masque rappelant fortement celui porté par les membres de l’organisation suprémaciste et raciste du Ku Klux Klan. Alors qu’on le pense mal parti, il finit par s’en sortir grâce, entre autres, à Miss Rosa qui a connu le passé ségrégationniste des États-Unis et qui se présente en rempart contre cette réalité qui resurgi.

« Let It Shine » c’est le cocktail (sans alcool) multi-vitaminé qui peut t’accompagner dès les petit-déj et qui peut t’aider à mieux supporter les dernières semaines de confinement. D’ailleurs, si tu veux soutenir le groupe, dont les concerts prévus cet été n’auront pas lieu tout de suite, et que tu es amateur de vinyle, tu peux te pré-commander l’album chez Sofa. Et en attendant de les admirer sur scène, tu peux les retrouver dans une vidéo hommage à Parliament et Snoop Dogg !

* “La vie des Noir.es compte” est un mouvement militant afro-américain qui se mobilise contre la violence et contre le racisme systémique envers les personnes noires. 

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