Woodstower Nuit 2 : pas de répit pour les champions

Après une première nuit plus que mouvementée, le festival Woodstower a continué de rouler des mécaniques en enchaînant sur un deuxième round tout aussi explosif. Si le rap français était le maître-mot de la soirée d’ouverture, la programmation était cette fois-ci sous le signe de l’éclectisme.

 

On prend les mêmes et on recommence ! La rédaction sort de sa tente et se prépare à recevoir en pleine face les rafales d’une deuxième tournée artistique comme on les aime. Tout a commencé dès l’après midi : en déambulant entre le bord de rive Fontanil et le camping, les festivaliers ont pu profiter de la scène Plage pour s’échauffer avant les hostilités. De 14h à 18h, DJ P (rap), Porno Disco (disco) et Elisa Elisa (House) se sont succédés pour une ambiance « Chill on the Beach ».

Pour la soirée, c’est sur quatre scènes que tout se passait. Sous le Chapiteau, les organisateurs ont lâché les fauves dès 19h45. L’Aixois Lake Folks a d’abord envoûté la scène avec sa folk aussi touchante qu’ensorcelante, avant de laisser place à des artistes aux sonorités plus pop : Chaton et Vendredi Sur Mer. Le show s’est terminé sous le joug de Bagarre, groupe totalement déjanté à l’univers Club en Béton Armé.

Pour les amoureux de la culture urbaine, c’était sur la Scène Saint Denis qu’il fallait aller taper du pied ! Devant une foule déjà bien présente, on a pu admiré la prestation de nos chouchous lyonnais Cleim Haring. Le jeune quintet s’est joué de l’ancienne école et a montré l’étendu de son talent. Le rappeur Némir et l’ancien membre de Sexion d’Assaut, Lefa, ont ensuite fermé la marche (toujours sous le thème de brulage de scène bien évidemment) !

Du côté du Woodsfloor, on était dans un tout autre registre avec Haute en ouverture de bal. Le duo franco-américain nous a séduit avec la voix chaude et suave d’Anna Mdjiston mêlée au beatmaking à la fois froid et sensuel de Blasé. S’en sont suivis les pointures de la Fine Equipe. Ces quatre loustiques nous ont offert une prestation inoubliable en déballant des reprises de classique à la touche electro toutes plus folles les unes que les autres ! Ils ont ensuite laissé place à Denis Sulta (house), pour finir sur une note techno avec Miley Serious et Popof.

Enfin grande nouveauté du festival : la Main Stage ! Ici, on est passé par toutes les émotions ou presque. On a d’abord pu groover à souhaits au rythme soul de Da Break avant de pratiquer le headbanging sur la prestation du groupe de rock MNNQNS.

Après coup, Petit Biscuit a mis tout le monde d’accord pour sa dernière date en France (et oui, le loupiaud met les voiles pour les USA) : hypnotisant à souhait et souleveur de foule à temps complet, l’artiste aguerri n’a pas failli à sa réputation et a déroulé un set digne des plus grands. Enfin, la high tech minimale de Boris Brejcha a envahi les esprits pour un finish en apothéose.


Aviva Nakache 
© Kay Malleon

 

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