Woodstower Nuit 1 : du RAP français à l’honneur !

Hola la Kosmicsphère ! Et oui, nous sommes de retour : frais comme des gardons et prêts à déjouer tous les mauvais tours pour vous offrir la crème du gratin culturel ! Pour cette nouvelle année, la rédaction débute en mettant les petits plats dans les grands. avec le festival Woodstower qui fêtait sa 20ème édition ! Un anniversaire marqué par un record d’entrées et une soirée bonus inoubliable. Retour sur le premier round de l’année avec une soirée sous le signe du rap français.

Depuis 1997, Woodstower déchaîne les foules et régale les festivaliers chaque année. Considéré comme l’un des événements estivaux phares à Lyon (et non pas Phare à On), le festival a soufflé sa 20ème bougie sur les chapeaux de roue en enregistrant un record HIS-TO-RI-QUE d’entrées (soit 33 000 personnes ! ). Se déroulant d’ordinaire du Vendredi au Dimanche, cette édition nous a offert une « soirée bonus » qui a tenu toutes ses promesses. Jeudi soir dernier, c’était un peu comme pour un incendie de canicule : impossible d’arrêter le feu une fois lancé. Avec une programmation haute couture du rap, les organisateurs ont mis le paquet afin d’enflammer tout le site de Miribel Jonage.

Kikesa s’est d’abord emparé de la Main Stage. L’enfant terrible représentait ici la génération « new wave » de la soirée. Passant par tous les styles (future bass, freestyle, trap music…), l’artiste s’est accaparé de la scène en déroulant les morceaux de son premier album « Dimanche de Hippie » sorti en Avril dernier.


Ensuite, c’est sous le Chapiteau que ça se passait : Cut Killer, coqueluche nationale du scratch sur vinyles, nous a montré l’étendu de son talent et de ses 10 années de carrière. Toujours au top, toujours au max, notre DJ n’a rien perdu de sa superbe et nous a offert un show du tonnerre ! 
De retour sur la Main stage, Disiz la Peste reprend le flambeau de cette folle soirée. Flashback, quinze ans en arrière, le rappeur sortait son premier album « Poisson Rouge » et nous enjaillait sur le tube « Je pète les plombs ». Aujourd’hui, c’est sur sa production « Pacifique » qu’il débarque (et une collaboration sur deux titres avec Stromae en prime). Dans un style unique, il réalise un virage ambitieux en s’appropriant plusieurs genres : du rap à l’électro en passant même par la pop et le zouk… Bref, tout ça pour dire que notre artiste pète toujours magnifiquement les plombs et ne s’est pas fait prier pour soulever le public dans une ambiance de plus en plus chaude !

Histoire de prolonger la véritable traînée de poudre (et le-dit incendie prévu), l’arrivée de Suprême NTM a cloué le spectacle avec perte et fracas. On va vous refaire l’histoire rapidement. Formé en 1988, c’est quelque années plus tard que le groupe explose. Avec des textes revendicatifs (condition des banlieues, racisme, inégalité sociales…), NTM est l’un des premiers à provoquer un appel de conscience à travers le rap en France.


Aujourd’hui, on peut parler d’un effet inter-générationnel. Car oui, s’il y a vingt ans (au début de Woodstower, t’as saisi ?), on écoutait du NTM (et l’album mythique « Suprême NTM »), il est indéniable que maintenant, ces grands enfants terribles du « neuf trois » ont encore leur place dans la grande famille du rap français. Ils ne se sont d’ailleurs pas gêné pour nous le faire savoir.

 

Incluant des guests triés sur le volet (Raggasonic, Busta Flex, Zoxea et Lord Kossity), Kool Shen et Joey Starr nous ont prouvé qu’ils sont toujours les premiers de la classe en brûlage de scène. C’était prévu, c’est acté, le duo s’est défendu avec une prestation à couper le souffle. Ce soir là, certains ont retrouvé leur jeunesse et d’autre l’ont découverte à travers ces grands du rap français !


Aviva Nakache 

©Kay Malleon

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