Déambulant maintes rues lyonnaises au hasard à la conquête du pactole artistique, Kosmic s’est heurté à un phénomène du reggae : The Wailing Trees.


C’est comme un beau roman (une belle histoire aussi). Sept messieurs, sept personnalités, un groupe et un univers. Au terme de diverses croisades rythmées par les jams sessions, voila maintenant quatre ans que la clique des Wailing Trees pointe son talent aux quatre coins de la France. Depuis un certain 18 janvier 2012 au
Brin de Zinc de Chambéry (premier concert), ces artistes foulent les planches à n’en plus finir. Avec près de 150 dates au compteurs, ils se maraudent le prix du vainqueur du Rototom European Reggae Contest 2014 et une nomination aux Victoires du Reggae en France (catégorie Artiste Révélation) la même année (oui ça en jette).

Liant subtilement le reggae à divers créneaux musicaux : soul, rock en passant par la virtuosité du jazz, le groupe n’a pas manoeuvré bien longtemps avant d’élaborer la patte « Wailing Trees » : « Au début, on avait plusieurs casquettes » , nous confie Riwan, chanteur des WT, « On avait le cul entre mille chaises (rires). Nous avons rapidement appris à nous connaitre, à jouer et à composer ensemble. On ne s’est jamais inquiété pour notre identité. Quand on passe d’un morceau à un autre, ça a beau être différent dans le style ou dans ce qu’on aborde, on fait tout pour que les gens ressente notre empreinte. »

Armée d’un premier EP : Selon ma nature, sorti en octobre 2012, la belle coterie s’est lancée dans « l’album de la maturité » : The World Go Round, dans les bacs depuis le 16 mars 2015. Avec quatorze titres bariolés de nuances fraiches et audacieuses, ces artistes déversent toutes leurs émotions dans des textes sincères et positifs, s’aventurant même dans la spiritualité (amen). Un alliage éclectique qui, accentué par un mélange des genres et un timbre de voix à en faire frissonner un volcan en éruption, vous transporte dans une bulle artistique détonnante et spontanée.

Oh public, mon amour !


Avec une moyenne d’âge frôlant le quart de siècle, les Wailing Trees gardent les pieds bien ancrés sur 
Terre (en même temps sur Mars ça serait difficile) : « Quand on entend les gens qui parlent de notre projet en terme de fulgurance, c’est sur que ça nous rend heureux. Mais on ne peut pas se permettre de répondre au chant des sirènes. On a le privilège incroyable de passer 80% de notre temps à faire ce qu’on aime et on sait que ce n’est pas le cas pour tout le monde. On sent qu’on peut arriver à faire quelque chose de grand avec ce projet. Le fait de perdre notre humilité et notre tempérance nous fera perdre toutes les chances qu’on a de réussir ». 

Et si on aime les écouter, on aime encore plus les regarder. On parle souvent du crédit de la scène car c’est à ce moment là qu’un artiste peut réellement convaincre un public : « Pour nous, c’est important de faire un super show. On a envie de communiquer aux gens ce qu’on ressent quand on fait de la musique. Quand tu vas en concert, tu as forcément envie de voir quelque chose de mieux que ce qu’il y’a dans un album. Quand sur scène c’est moins bien, tu auras forcément un gout amer. » Avec le statut de découverte musicale, les WT ont bien conscience qu’ils n’ont pas le droit à l’erreur sur les planches. C’est pour ça que le contact direct reste quelque chose de formateur et de fondamental : « Quand on voit réellement la réaction des gens sur le travail qu’on est en train de faire, c’est valorisant. Le meilleur moment, c’est quand on descend sur scène pour débattre avec les personnes. Ça nous apporte toujours quelque chose. Après tu as deux écoles : tu as les musiciens qui se disent « je le fais pour moi » et d’autres « je le fais pour le public ». Nous on est plutôt dans le « On le fait pour nous grâce au public ». »

Avec une tournée 2016 de prévue et un prochain album « en gestation », les Wailing Trees comptent bien accroitre encore et toujours (pas contre les envahisseurs) leur notoriété exponentielle. Vous pouvez d’ores et déjà éveiller vos papilles auditives en venant directement les découvrir sur scène. Prochaine date, le samedi 26 Mars 2016 à La Rodia de Besançon.


Aviva Nakache


Wailing TreesLes Membres : Riwan (chant), Jawad (guitare), Romain (batterie), Pierre (basse), Thibs (clavier), Lucas (trompette), Pierre (saxophone)

Leur page Facebook ici

Ils ont aussi une chaine Youtube et Souncloud

The World Go Round est en écoute gratuite ici

Brin de Zinc : 3 Route de la Peysse, 73000 Barberaz
La Rodia : 4 Avenue de Chardonnet, 25000 Besançon