Urban Art Jungle #3 Jour 2 : la course aux talents

C’est reparti ! Après un premier jour cadencé par les folies graphiques et musicales de l’Urban Art Jungle Festival, Superposition remet le couvert pour un deuxième match avec la rédaction. Toujours sous le signe des arts urbains, le collectif n’a pas fait dans la demi-mesure pour faire découvrir ses domaines de prédilection au grand public.

 

Après l’étalage de frustration qu’a été ta semaine de retour de vacances (métro-boulot-dodo, amen), te voilà fin prête à rouler des mécaniques tout le week-end. C’est début septembre. Les nuages, la pluie « toussa toussa »… trêve de jérémiades. Tu mets un bon coup de pied à ta routine et fonce vers les bâtiments du Croiseur, objectif : braver les courants du deuxième jours de l’Urban Art Jungle Festival. Calé au fin fond du 7ème arrondissement de Lyon, le Croiseur est un lieu associatif consacré à la création artistique dans le domaine du spectacle vivant. C’est donc dans cette grande escouade que Superposition a investi les lieux : deux scènes, plusieurs salles d’expo et même deux jardins.

 

De l’Art en barre

 

T’arrives là-bas (pour la première fois de ta vie) à 14h, tu retrouves ton binôme Inès et vous voilà fin prêtes à surplomber le site. Tu perds un peu la tête quand tu te rends compte que la bonne vieille odeur de bombes de peinture est omniprésente (pas de contenu, mais un peu d’ivresse tout de même). Après un premier tour rapide, tu constates que la convivialité est de rigueur. C’est un vrai melting pot humain que tu vois là : des jeunes et des moins jeunes. Allant du nourrisson de moins d’un an à papi Gérard et mamie Jacqueline. Tu décides d’abord d’aller observer ce qu’il se passe derrière le bâtiment. Là tu trouves le jardin intérieur, de la marmaille à tout va en train de grapher « comme les grands », un atelier céramique et même du live painting orchestré par Chuffy. Tu rigoles quand tu te dis que pour toi, y’a que les bonhommes dessinés en bâton qui sont à la hauteur de tes talents.

Tiens, voilà Jeanne qui débarque (elle était où encore?!). Au milieu de tout ça, la soif se fait sentir, tu vas donc de ravitailler au bar avec un petite binch. Une fois l’affaire faite, tu passes voir Isabelle Borgo, la voyante « donttoutlemondetasparlé » (Inès et Vlad donc). Un peu secouée par cet entrevue (oui, ton esprit terre à terre a été mis à l’épreuve), tu vas t’aérer l’esprit du côté de la galerie où une multitudes d’œuvres y sont exposées. Tu peux voir entre autres les travaux de Loodz, Tarek , Jakè et Poter, un de tes chouchous (celui-là, tu comptes même le demander en mariage un jour). Tu arrêtes de rêver deux minutes et tu te diriges vers la salle du Village des Créateurs. Tu y trouves les traditionnels stands de fringues en tout genre, des longboards design mais ce sont les bijoux de Makramonde qui t’attrapent l’œil. Comme des gamines, Inès et toi craquez simultanément (#tropdescopines) : elle, sur un pendentif, toi, sur un médaillon. Evidemment, votre fièvre acheteuse prend une nouvelle fois le dessus et vous vous octroyez ce petit plaisir. Tu te dis que t’auras le temps de culpabiliser demain parce que là tout de suite, y’a des sonorités disco provenant de la scène extérieure qui t’attirent l’oreille. Sur le chemin, tu tapes la discut’ à Erevan. Il a d’ailleurs troqué son casque de DJ de la veille contre sa tenue de programmateur. Avec ta team, tu fumes une clope rapide et tu pars profiter de son boulot.

 

Doux à l’extérieur et planant à l’intérieur

 

Collée au jardin extérieur, la première scène t’expédie tout droit en enfance. Avec ses tapis orientaux et une ambiance « chicha à l’ancienne », t’as l’impression de retourner chez tata Solange les dimanche après-midi pour manger des cornes de Gazelle. Au centre, les DJ’s César & Jason déballent leur talent en envoyant du disco/funk à tomber par terre. A côté de ce subtile mélange occidentoriental, t’as même l’occasion de checker les œuvres de Monsieur Zéro et Sphynx étalées sur les pans du jardin (de l’art à droite, de l’art à gauche, de l’art chez tata Solange, Seigneur Dieu, tu ne sais plus où donner de la tête !) Ah si, ta tête, tu la tournes une nouvelle fois vers le bar pour un ravitaillement (allez, c’est ta tournée).

Là, tu décides de te rendre vers la scène intérieure. Tu découvres une ambiance légèrement psyché en décalage avec le style techno / tribal que t’offre Jacques Sartre. Derrière lui, trois triangle lumineux trônent en quinconce avec des images troublantes : des méduses flottant dans un couloir aux murs teintés de feuilles d’eucalyptus, le tout porté par des changements de couleurs rythmés par le son. Un kamoulox artistique et bien pensé (tu te dis que les mecs qui ont produit ça sont des génies) qui te fait planer tout le long du set. Là, t’es comme un coq en patte, tu te déhanches nonchalamment au rythme de la musique, tu dégustes ta bière, et tu oublies même ton découvert faramineux creusé récemment par l’achat d’un médaillon.

 

Allez viens, c’est bientôt la fin

 

Après ce moment de plénitude, tu vas te détendre quelque peu vers la « Chill Zone » dans le jardin. Au passage, Inès et toi (Jeanne s’est encore perdue) croisez la jeune stagiaire de Superposition, Maëlys, deux trois dragqueens avec qui vous n’avez pas pu vous empêcher de prendre la pause, et Arthur, pote et photographe officiel de l’événement. Que du beau monde ma p’tite dame ! C’est après une ultime clope que tu commences à piquer du nez. Il est temps de rentrer. Tu te dis que ce soir t’en a eu pour ton compte : première fois au croiseur, première fois avec une voyante, première fois où tu vois un étalage artistique aussi éclectique… Superposition t’as régalé aujourd’hui. Tu repenses à tout ça en prenant le Uber du pauvre (à pied donc). Tu te dis que seulement 4,2km et 53 mn (selon Google Map) te séparent te ton lit. Qu’importe, tu visses tes Stan Smith et tu zippes ton K-way : t’es une machine de guerre car pour toi, marcher longtemps à une heure tardive dans notre terre sainte lyonnaise, ce n’est pas la première fois.

 

Aviva Nakache
© Arthur Dupuis
© Miss Den’ki


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Le Croiseur : 4 Rue Croix-Barret, 69007 Lyon, France

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