Ubikar : le déferlement rock / électro

Pistant sans vergogne le gratin musical indépendant, la rédaction ne lésine plus sur les efforts pour s’agripper à une proie quand elle en voit une. C’est à la croisée des chemins que Kosmic a trouvé son pesant d’or en tombant sur Ubikar. Imbibé par le rock/electro, le trio lyonnais s’est ouvert le temps d’une interview.

 

C’est au temps bénit de leurs années Lycée que l’histoire commence. Nicolas (batteur) et Quentin (bassiste), encore dans la fleur de l’âge et légèrement songeurs, envisagent la folie des grandeur en se lançant dans un projet aussi ambitieux qu’authentique : Ubikar. Les années passent, les styles varient, un troisième membre rejoint la fratrie (ndlr : Stafan, guitariste) et voila le groupe qui se plonge dans une vague rock/electro sans perdre pieds.

Nageant dans le sens du courant musical, les trois compères ne lâchent pas prise et sortent une première démo en 2011 accueilli avec les encouragements du public. C’est un an plus tard que tout se concrétise avec la sortie de « Tumulte de blanc », leur premier album : « C’est un peu la synthèse de tout ce qu’on a fait avant », se confie Quentin, « On s’est un peu cherché dans le style mais c’est là qu’on a trouvé notre identité. On a repris certains morceaux de notre démo mais en beaucoup plus aboutis. » A travers cette production, le groupe s’est forgé une place nette dans la scène indépendante et régale ses admirateurs a coup de titres peinturluré de nuances rock portées par un flots électro relevé par quelques touches de dub.

 

Ubikar articleMoi je veux mûrir sur scène

 

Dans un style qui leur est propre, le groupe n’en finit plus de grimper dans la stratosphère musicale et s’est embarqué sans ramer dans une nouvelle production : « Altitude point zéro » (qu’ils ont dévoilé en mars dernier). Dans cet opus, le trio a voulu marqué un changement drastique dans sa manière de travailler et d’aborder les sonorités. Le but étant de frapper fort, ils n’ont pas hésité à aller plus loin dans l’univers des machines, sans perdre de vue la patte Ubikar : « Sur ce disque, nous avons été beaucoup plus structurés au niveau des moyens et sur le plan artistique », explique Nicolas, « Il y’a un pallier qui a été franchi en terme de sons et de production. C’est un niveau au dessus de ce qu’on a pu faire du coup on est assez contents (rires). Au niveau instrumental, on a eu plus de matériel, c’est ça qui nous a permis de pousser plus loin dans l’électro. Au début, on posait nous même nos voix mais maintenant on se sert de samples, ce qui donne beaucoup plus d’ampleur à notre musique ».

Pensé pour le live, leur dur labeur est d’autant plus développé quand ils sont sur les planches. Car oui, la scène prend une part essentielle dans le coeur de nos artistes. Une attitude qui vise autant à les satisfaire eux mêmes que leur public : « Ce qu’on a vraiment envie, c’est de faire triper les gens.
Pour nous, le rapport à l’instrument c’est super important. Si on ne peut pas se donner à fond les gens vont forcément le voir. Le but c’est de leur faire lâcher prise et de les embarquer dans un espèce de voyage le temps d’un concert. C’est une notion plus humaine qui est réellement présente dans le groupe. »
Avec tout ça, Ubikar ne compte pas en rester là. Avec quelque date déjà de prévues pour cette année, le groupe s’apprête à charmer le coeur et les oreilles des plus exigeants d’entre vous. Une conquête qui fera d’ailleurs des haltes aux Abattoirs de Bourgoin-Jailleu (38) le 8 avril et à la Salle Jean Favre de Langres (52) le 14 du même mois.

 

Aviva Nakache

 

Ubikar, Les Membres : Quentin (chant, synthétiseur, basse), Nicolas (chant, batterie, machines) et Stefan (chant, synthétiseur, guitare)

Leur page Facebook ici
Leur site internet ici
Ils ont même des chaînes Youtube et Souncloud

Les Abattoirs : 18 Route de l’Isle d’Abeau, 38300 Bourgoin-Jallieu
Salle Jean Favre : Rue de la Salle des Fêtes, 52200 Langres

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