Tybald Jaud : rendez-vous en « Empire Celeste »

Chers artistes, créateurs d’images et autres férus de clichés en tous genre, la rédaction de Kosmic vous propose de découvrir le travail de Tybald Jaud. Pimpant photographe de 25 ans campant à Lyon, il nous présente son regard, au travers d’un voyage en terre chinoise. 

Passer des photos de skate (non, ça ne fait pas cliché, sans mauvais jeu de mots) au reportage consacré à la première puissance économique mondiale (la Chine, pour les plus ignares), voila ce qui peut résumer le parcours de Tybald Jaud.

Avec moins d’un quart de siècle sur les épaules, il débarque l’été dernier en Chine (à Shenzhen), sans aucune idée de ce qu’il pourrait découvrir (et téméraire avec ça). Spontanéité et sincérité : tel était le but de ce périple. Voulant montrer sa propre vision de ce pays si particulier, il souhaite à travers son travail, présenter une trace de son passage. Comme un moment qui ne se prémédite pas, attaché à une portion de seconde qui vous laisserait cogiter. Et la tâche en fut fort délicate (en même temps quand c’est facile, c’est pas drôle). Et oui, barrière de la langue et censures asiatiques telles qu’on les connait ne lui ont pas ménagé la vie : «  J’ai fait tous types de rencontres, allant de la personne souriante et ravie d’être photographiée, à celle qui le refuse catégoriquement. L’obstacle linguistique oblige à être imaginatif pour se faire comprendre afin de réussir l’image souhaitée  » .

 

McCurry et Nachtwey en références.

 

Avec une telle expérience en poche, Tybald souhaite montrer que la photographie n’est pas qu’un rite de passage auquel n’importe quel touriste hagard peut s’adonner (vous savez, celui qui se contente d’appuyer sur un bouton). C’est en découvrant l’immense travail de grands maîtres de la photographie comme Steve McCurry ou encore James Nachtwey, que Tybald s’est prit de passion pour cet art. Pour lui ce moyen d’expression n’est autre «  qu’une façon de témoigner, de faire passer une émotion. C’est l’un des rares métiers permettant d’aller à la rencontre des gens, de se plonger dans leur univers, leur quotidien  » . Qu’on se le dise, qu’on se le répète, et ce n’est rien de le dire, ce qui permet à un artiste de sortir du lot, c’est son identité, empreinte du monde qui nous entoure. 

Désirant se consacrer pleinement au reportage, Tybald aimerait aujourd’hui couvrir un sujet en France pour pouvoir se plonger totalement dans le projet. Avec la diversité française et sa patte artistique, le résultat devrait être plus qu’honnête et (sans vouloir lui mettre la pression) c’est avec grande hâte que Kosmic attend la suite d’une nouvelle aventure visuelle à ses côtés.  » De manière inconsciente, je crois, je guette un regard, une expression, des traits, ou une nostalgie capable de résumer ou plus exactement de révéler une vie  » . (Steve McCurry)

En attendant, amis artistes, créateurs d’images et autres férus de clichés en tous genres, venez découvrir l’univers de ce fringant jeune homme le 17 septembre au Crock’N’Roll St Paul. Moi je vous le dis, vous ne serez pas déçus.


Aviva Nakache


Crock’N’Roll St Paul : 6 Rue Octavio Mey, Lyon 5e
Page Facebook de l’artiste : Jo Photo

 

Tybald nous raconte le coup de coeur de son exposition: «  En flânant dans les petites rues je suis tombé sur cet homme qui faisait des allers-retours pour décharger un camion. Son tatouage, assez marquant, m’a tout de suite frappé. J’ai tenté une première photographie, mais je n’étais pas convaincu. Je suis resté une bonne vingtaine de minutes à essayer de le prendre en photo à chacune de ses allées et venues.  Au bout d’un moment, des taxis rouges sont arrivés et au même instant, l’homme est repassé devant moi. C’est là que j’ai eu l’impression que tout était en place. J’ai donc appuyé sur le déclencheur avec la satisfaction d’avoir enfin ce que je souhaitais « .

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