Après un début de mois de mai plus que mouvementé, la rédaction s’est heurtée brutalement à un groupe ancré dans une sphère musicale blues/rock : The Wild Sons.


Ces enfants la, ils nous décrocheraient un rêve (comme le disait si bien Jacques Brel). Partant d’un projet fondé par une bande de lycéens San-Priots prêts à envoûter le monde du rock, les Wild Sons ont mis trois ans, après quelques mises au points et autres fignolages artistiques, pour obtenir leur forme actuelle : cinq grands gaillards, des rêves plein la caboche et un blouson de cuir sous le bras. Depuis 2013, ils unissent leur coeur de rockeurs et conquièrent la scène locale (et ont même su lui dire je t’aime) au rythme de concerts hantés par la « folie rock’n’roll ».

The Wild Sons UneBaignant dans un esprit vintage, ces pimpants musiciens s’estampent sur un blues/rock multigénérationnel (des années 30 jusqu’aux seventies) et puisent leur identité à travers une frénésie poignante et authentique qui s’étale dans leur univers. Dans un premier EP tout frais, « Devil’s Season » (sorti le 16 avril dernier), ils signent avec exactitude l’envie de se plonger dans un passé musical terni par la musique actuelle : « Quand on s’est lancé dans Wild Sons, on se disait qu’on allait sauver le rock (rires) », se confie Victor, batteur du groupe. « On a constaté qu’avec les médias, la radio, ce style était devenu trop pop avec le temps, trop commercial. Nous ce qu’on voulait, c’est faire revivre une mouvance musicale particulière. On s’est d’abord influencés du vieux blues des années 30 avant d’évoluer en formation un peu plus brute, plus sauvage. »

 

De Rock en Mécanique

 

Avec leur allure de bad boys assumée, ils mettent cartes sur table avec des morceaux touchés au corps un peu barrés, n’hésitant pas à mettre les paluches dans la souillure : « C’est Idriss (ndlr : le chanteur) qui s’occupe de tout ce qui concerne la composition des textes. De manière générale, cela correspond à l’intuition du groupe, à nos délires personnels. On parle souvent de rêves brisés, de liberté, de l’argent qui s’envole…Il faut dire qu’on est très influencé par la mécanique, le gras, l’huile … mettre les mains dans le cambouis pour en faire quelque chose. On fait un peu de la musique crasseuse (rires), mais l’esprit rock garage fait parti de ce qu’on est et de ce qu’on veut dégager ».

Dérivant sur un style qui se veut underground, c’est avant tout le plaisir de jouer ensemble qui marque une cohésion de groupe évidente. En constante évolution, ils s’adonnent sans relâche à de l’expérimentation scénique pour faire vibrer le public : « Quand on est sur scène, les chansons évoluent incessamment. Ce qu’on souhaite, c’est installer quelque chose de neuf à chaque fois. On ne joue pas nos titres à la note près et c’est ce qui, à notre sens, permet à ceux qui nous regardent de se faire porter par notre énergie. Qu’ils ressentent les choses autrement que si ils étaient tranquillement chez eux à écouter notre CD. »

Avec une belle tournée estivale qui se prépare, ces artistes n’ont pas fini de faire tourner les têtes (et les oreilles). Faites chauffer le van et vos lunettes de soleil, préparez vous à un road trip rock’n’roll qui s’annonce très prometteur. En attendant, la rédaction n’aurait qu’une chose à leurs dire : Hey The Wild Sons ! Are you gonna be my boys ?


Aviva Nakache


The Wild Sons, Les Membres : Idriss (chant), Florian (guitare, choeurs), Arthur (clavier, choeurs), Billy (Basse) et Victor (Batterie)

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Ils ont aussi des chaînes Youtube et Soundcloud