The Bongo Hop : un voyage en musique ethnique

Dans la continuité de sa moisson printanière, Kosmic ne cesse d’accroître son lot de plantes artistiques. Au détour d’un coin rutilant de perles lyonnaises, la rédaction a trébuché sur les racines du groupe The Bongo Hop. Entre pointes de musique afro et ambiance latines, le coeur du projet ne cesse de séduire.

 

Sans crier gare, le destin que l’on s’était choisi se fait parfois la malle avec ses potes imprévus. C’est un peu ce qui s’est passé pour Etienne Sevet. Diplôme de Science Pô, journalisme, enseignement, sans compter d’innombrables voyages. C’est à peu près ce qu’il lui à fallu pour qu’il se mette à titiller sa fibre artistique. C’est en Colombie que le déclic s’est fait. Situation : professeur à l’Université de Cali et organisateur de soirée pour l’occasion, il fait la rencontre d’un certain Quantic (excusez du peu). « On a très vite sympathisé », explique-t-il, « c’était un ami d’ami et un jour on s’est retrouvé autour d’une bière à parler musique. Une fois j’étais dans son studio et il m’a dit « tu devrais faire tes propres sons ». Il m’a ensuite appris à me débrouiller avec les logiciel de MAO (ndlr : Musique Assistée par Ordinateur) et c’est là que j’ai sorti mes premiers morceaux. J’avais 34 ans à l’époque » Ni une ni deux, il s’imbibe des multiples techniques sonores des machines et s’adonne même à la trompette.

Le voilà alors embarqué dans une aventure qu’il développe à son retour en France (et à Lyon) en 2011 où il sympathise avec le producteur PatchworksSi au début, la composition n’était pour Etienne qu’un simple loisir, l’idée de sortir un véritable disque lui est rapidement monté à l’esprit. Créant lui même divers samples avec l’aide du grand bonhomme, il brasse alors une flopée d’influences musicales (afro beats, jazz, en passant par la musique du monde) qui lui ont permis de nourrir sa première production « Satingarona » (sorti en novembre dernier) : « Pour l’enregistrement de l’album, j’ai choisi Underdogs Records, un label parisien. La condition, c’était qu’il fallait que je fasse des concerts. Comme c’était un projet uniquement studio, j’ai du chercher une équipe complète et travailler une adaptation live ». Sur un tempo cadencé de rencontres et diverses collaborations, il déniche les perles qu’il lui faut et compose son propre groupe « The Bongo Hop » (six musiciens et deux chanteuses).

Rendez-vous en terres lointaines

 

Avec une grande part de musique venue de tous horizons (Costa Rica, Colombie, Antilles..), Etienne a en plus voulu mettre un point d’honneur sur son amour pour la musique Ouest Africaine : « Quand j’ai découvert ces sonorités, j’avais l’impression de rentrer à la maison. Pour moi, ça tombait sous le sens parce que spontanément, c’était dans ma tête. L’Afrique de l’Ouest représente un gros morceau historiquement et musicalement parlant. Je suis resté scotché face à cette musique et je me suis dis « c’est ça que je veux faire » .

Apres tout ça, cette joyeuse clique n’a d’ambition que de transmettre des émotions fortes à travers des sonorités énergiques et festives : « Il y’a deux thèmes : l’énergie et le sentiment. On essaye de faire un mélange des deux sans aller trop loin dans le coté larmoyant. La musique, il faut que ce soit quelque chose qui te pousse à avancer ». Avec cette manière de faire voyager son public aux quatre coins du monde, le groupe effleure la nostalgie et place son auditoire en plein cœur d’une jungle musicale puissante distillée à l’eau sentimentale.

Laissez vous donc emporter par la douce tornade The Bongo Hop le temps d’un périple musical insolite. A défaut de vous faire voyager au centre de la Terre, ce groupe impétueux risque de vous emmener vers l’infini et au delà dans leur univers. Pour les voir (et les entendre), ils fouleront certaines planches Rhône Alpines : le 25 mai à la Maison Mère de Lyon (festival des Nuits Sonores) et le 18 juin au Plein Air de St Jean de Bournay.

 

Aviva Nakache

 

The Bongo Hop – Les Membres : Etienne Sevet (trompette), Paola Barreto (chant), Nidia Gongora (chant), Boris Pokora (saxophone ténor), Olivier Granger (saxophone ténor), Paul Charnay (clavier), Mario Vargas (percussions) et Greg Boudras (drums) 

Leur page Facebook Ici
Ils ont même une chaîne Soundcloud

Leur album « Satingarona » disponible ici

La Maison Mère : 21 place Gabriel Rambaud, 69001 Lyon
Plein Air : Place de la liberté, 38440 Saint Jean de Bournay

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