2016 pointe tout juste le bout de son nez que Kosmic s’alimente déjà d’embryons musicaux comme on enfilerait des perles. Entre hip-hop, soul et jazz, les Supa Dupa se sont installés impassiblement dans notre fibre auditive.


Toute la musique qu’on aime peut venir d’ici et la (et pas seulement du blues). Partant d’un projet personnel (Modjope) d’Arthur Caget, batteur du groupe, les Supa Dupa ont mis un an, après divers rodages et autres mises au point, pour acquérir leur forme actuelle : sept messieurs, une chanteuse du tonnerre et un brassage impétueux d’influences musicales (groove, rap, jazz, soul en flânant sur la funk). Avec un nom surfant sur le summum du superlatif*, cette joyeuse cabale s’imprègne des univers de chacun pour fournir des compositions personnelles axées sur le positivisme :
« On essaye de trouver un bon équilibre entre le Hip-Hop conscient et le Hip-Hop un peu barge. », se confie Arthur, « ce qu’on souhaite avant tout, c’est de faire bouger les gens, de leur faire découvrir ce style musical différemment. On voudrait leur donner un peu de bonheur à travers un message fédérateur et optimiste. »

Artistes en développement, ils se créent une eurythmie à travers leur complémentarité. De cette façon, chaque membre enrichit le son du projet, dévoilant une symbiose artistique unique et explosive. « Chacun a largement le niveau pour se faire ses propres idées, son propre foin (rires). Au final, avec l’effusion de groupe et les esquisses qui émergent de partout, ça fait un super collectif qui produit des morceaux divers et variés. On s’imbibe tous assez de la culture actuelle pour faire quelque chose de personnel » .

De cuivres en mélodies.


Partant du Hip-Hop classique (base rythmique accompagnée de rap et de chant), le groupe révèle sa spécificité sur des connotations jazz et soul embarquées par les cuivres, de manière à produire des sons atypiques et novateurs :
« Notre idée est d’apporter une musicalité différente de celle qui se présente actuellement. Pour la préparation de notre album, on a décidé de refaire ça à la manière des anciens. Laisser venir progressivement l’inspiration, repasser par de l’analogique, du scratch sur vinyle et des glisses qui constitueraient des sons les plus naturels possibles. Le tout en ajoutant notre petit plus, à savoir le coté mélodique mis en avant par la trompette et le trombone. »

Maitrisant le live tel Dark Vador son sabre laser, ils éclatent sur scène avec des arrangements imaginés à cet effet. Faisant en sorte que chacun de leur morceaux puisse représenter une masse sonore puissante et réfléchie, c’est au public que le groupe pense avant tout : « Les titres sont particulièrement pensés pour les concerts. A force d’expérience, on sait comment les gens réagissent par rapport à certaines choses. On veut leur faire sentir la différence entre notre prestation en direct et celle qu’ils pourraient écouter tranquillement à la maison. Le but est de faire ressortir le côté cinglé de notre style afin de marquer le plus possible ceux qui nous regardent ».

Avec un succès qui monte (toujours plus loin, toujours plus haut) et un album prévu pour incessamment sous peu, les Supa Dupa n’ont pas fini d’écumer les salles de concerts. Ils feront notamment la première partie d’Electro Deluxe et The Buttshakers le 9 avril 2016 pour la troisième édition du Festival Musi’Colors de Chasse-sur-Rhône (38) : un cocktail musical enivrant et une ambiance qui promet d’être enflammée. Que demande le peuple !


Aviva Nakache


*Pourquoi summum du superlatif  ?
: « Plus que Supa, c’est plus que super, c’est Supa Dupa. On est pas balèze, on est plus que super balèze (Rires) » .

Supa Dupa, Les Membres : Manon (chant), NotaBene (rap), Noé (guitare électrique), Etienne (basse électrique), Arthur (batterie), Corentin (clavier), Cyril (trombone) et Thomas (trompette).

Ils ont aussi une chaîne Youtube et Soundcloud 

P.S : Hé ! T’as vu les illustrations ? C’est Tchalo Productions : Vacillant entre projets audiovisuels et créations graphiques, d’un claquement de doigt, ils transforment tes projets en univers sans précédent. Alors que fait-on ? On saute vite sur son ordinateur pour aller voir leurs projets. (on vous reparle d’eux très vite)

(© Crédits photos : Lucille Mouret – www.lucillemouret.com )