Après un été mouvementé, Kosmic fête sa rentrée en reprenant d’une main de maître sa course-poursuite avec les artistes. Une nouvelle traque qui nous a conduit tout droit dans l’univers jazz & soul d’un saxophoniste talentueux et singulier : Ryan Kilgore. Voilà un retour en fanfare que la rédaction a le plaisir de vous faire partager.


Baignant dans une coutume musicale,
Ryan Kilgore se laisse transporter par la soul musique depuis sa tendre enfance, dans une famille où le saxophone est pratiqué depuis quatre générations. Plus qu’une affaire de famille, une véritable tradition. Après un album « Conversation with Love » et un EP « SaxTape », le musicien continue sa traversée fantastique avec un dernier recueil de précieuses litanies « Just Walk », sorti en avril 2015. Un opus qui reflète une sensualité particulière et appuyée sur une ambiance flirtant avec la virtuosité du jazz et l’ardeur de la soul. Un univers qu’il a une nouvelle fois traditionné en invitant son frère James sur l’un de ses morceaux : « Touts petits, on se disait qu’on allait travailler ensemble dans le futur. Et là, c’est chose faite. Quand on était dans le studio tous les deux, c’était incroyable, une expérience vraiment très cool. Aujourd’hui, je me vois de plus en plus travailler avec mes deux frères qui ont un grand talent (ndlr : le deuxième, William, a collaboré avec Ryan dans « Conversation with Love »). J’ai réellement envie de continuer notre tradition familial en faisant encore et toujours plus de musique. »

Son parcours, on pourrait le résumer comme « la classe à l’américaine » : tu as un rêve, tu le suis, tu le vis, point. Sa carrière se développe tranquillement dans les années 2000 où on lui doit notamment ses collaborations avec les producteurs Jimmy Jam et Terry Lewis. C’est en 2006 que le réel déclic eu lieu, alors qu’il était en pleine composition de son premier album personnel , « Conversation with love » : « A l’époque, j’habitais juste en face d’un parc » explique-t-il, « Tous les mercredis, ils y donnaient un concert gratuit où il y’avait probablement 10 000 personnes qui y assistaient. Je regardais tout de mon balcon et c’est la que je me suis dit : un jour j’y serai, je serai sur la scène. Si tu ne fais rien, tu ne sauras jamais quelle destinée où quelles expériences tu pourras vivre alors bouge toi de ce balcon et vas y ! ». Un sentiment de devoir à accomplir qui l’emmena pour la première fois au devant de la scène, endroit qu’il n’a quasiment jamais quitté depuis.

Une rencontre au sommet 


Tout bascule réellement quand il est appelé pour remplacer au pied levé son ami Mike Phillips (saxophoniste également) pour une tournée au Japon avec Stevie Wonder. Ni une ni deux, le voila transporté au pays du soleil levant (et non pas « The sunshine of his life »). Une rencontre symbolique qui lui a valu de parcourir le monde et appréhender la musique différemment : « Il m’a permis de voyager et surtout de découvrir différentes cultures. Je peux honnêtement dire que j’ai mis les pieds dans toutes les eaux, dans tous les océans qui existent. Il m’a appris que la musique n’a pas de règles, qu’elle représente un langage universel. Il ne faut pas la réduire à des styles que l’on met dans des cases. La musique, c’est une manière d’être libre ! »

Après une tournée estivale en terre Rhône Alpine, Ryan Kilgore prévoit un retour lyonnais en novembre ! Avec des rêves plein la caboche et des concert prévus en pagaille, il nous promets des retrouvailles … « Kosmic » . 


Aviva Nakache