Rhino : immersion dans l’electro-pop d’un artiste multifacettes

Cette année encore, le festival Reperkusound nous a amené son lot de pépites. Après Nasser et Angel Karel, Kosmic fait la lumière sur Rhino, projet solo résolument électro (mais pas que) venu tout droit d’Angleterre. Portrait d’un artiste multifacettes qui a plus d’une seule corde à son arc.

Originaire d’Angleterre, Rhino a vécu une dizaine d’années en Allemagne avant de s’installer en France, où il vit désormais. Avant de se lancer en solo, c’est avec son groupe de hip-hop A State of Mind (ASM) qu’il se fait connaître, repéré sur les réseaux par un certain Wax Tailor. Ce n’est que quelques années plus tard qu’il se jette à l’eau avec Rhino. « Ça faisait un moment que j’avais envie d’essayer d’autres choses, un peu plus électronique qui n’auraient jamais marché avec ASM  » , nous raconte-t-il (dans un français presque parfait).  » C’est pour ça que j’ai commencé Rhino. Les deux univers sont complètement différents, même s’il y a un côté hip-hop que j’ai gardé. » Il en fera d’ailleurs la démonstration à plusieurs reprises lors de son live sur la Main Stage du festival. Et quel live ! On ne vous cache pas que pour nous, c’était la découverte et autant vous dire qu’on s’en est pris plein les mirettes. Chargé d’ouvrir les hostilités dès 22h, Rhino ne s’est pas démonté et à tout donné. Une chose est sûre : nous avons affaire à un passionné et ça se voit ! « J’aime la scène, la connexion avec le public, l’énergie nouvelle que ça apporte à chacun des morceaux que je joue en live ! »

Un artiste qui mélange les genres

Connu pour avoir collaboré avec de grands noms (L’Entourloop, Chill Bump, Deluxe ou encore Chinese Man), c’est avec son titre « You Got Something », sorti l’été dernier, que l’artiste perce sous son projet Rhino. Très future-beat (un peu à l’image de Flume ou encore Fakear), le morceau, qui figure sur son premier album « Welcome », est un véritable carton. Un album d’ailleurs très différent de son live show.

Durant les 40 minutes qui lui sont imparties, Rhino nous livre un live très éclectique, d’une énergie incroyable, bien que la salle soit encore loin d’être comble. « Ce qui est cool avec mon projet Rhino, c’est que je peux improviser et adapter mon show plus facilement. » Loin de se cantonner à un seul style musical, l’artiste n’hésite pas à varier les genres : « Si je suis plutôt future-beat, j’aime bien mélanger plein d’influences. Je veux pouvoir être complètement libre, ne pas me contenter d’un seul genre afin de toucher un peu tout le monde. Avec la musique électronique, t’as la possibilité de t’exprimer de plein de façons différentes. C’est une toute nouvelle aventure pour moi ! » Pour couronner le tout, il invite à ses côtés sur scène le nouveau talent lyonnais Seth XVI, vainqueur l’an dernier (avec Two Faces) du tremplin Ninkasi Musik Lab. Une surprise de taille, qui ne se déroula pas vraiment comme prévu puisque c’est sans guitare que les deux artistes ont dû interpréter leur titre « Something Good ». Et c’est aussi à ça qu’on reconnaît les grands artistes : à leur capacité à nous offrir un show en toutes circonstances ! Et pour ceux qui auraient loupé son passage lors des Reperku, sachez que Rhino se produira de nouveau à Lyon lors des 24h de l’INSA (18 & 19 Mai).


Morgane Nicolas

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