ProleteR : le charme du beatmaking rétro

Pour la deuxième année consécutive, le festival Reperkusound régale la rédaction à coup de  concerts endiablés et de rencontres impromptues avec ses artistes. Cette année, Kosmic a eu l’occasion de s’entretenir avec ProleteR, beatmaker ondulant autour d’une sphère electro/jazz/hip-hop.

 

Ça fait bien six ans maintenant que ProleteR s’abat sur le royaume du beatmaking. Initialement enfant du rock, le jeune prodige a négocié un virage très serré en envoyant valser guitare et compagnie pour séduire aujourd’hui avec ses samples et autres synthétiseur : « J’avais un groupe au lycée en étant ado. » se confie-t-il, « Après j’ai déménagé et je me suis retrouvé un peu tout seul. J’ai alors acheté un premier sampler et bricolé quelques sons avec un synthé. A force de bidouiller un peu, je suis tombé petit à petit dans l’électro, puis j’ai glissé vers le rap. C’est comme ça que j’ai découvert le sampling et que j’ai chopé le virus (rires). » Un virus qui s’est depuis répandu à une vitesse incontrolable et qui a fait de lui une des étoiles montantes de la scène électronique.

Adepte inconditionnel du rétro, ProleteR puise ses sources au fin fond des grands standards et créée son identité en y ajoutant une touche de modernité. Du jazz au swing en passant par le classique, l’artiste ne lésine par sur les efforts en matière de recherches et productions sonores. « De manière général, quand tu es beatmaker, tu te sers des trucs plus anciens. Tu cherches des disques à droite à gauche et tu te sers de ça pour construire tes chansons. Le côté jazz/swing est venu un peu par hasard pour moi. J’ai hérité d’une collection de vinyles de la part de mon grand père et il y’avait énormément de choses là dedans. C’est en produisant les sons que j’ai déniché que j’ai pu me faire une culture.


Lumière sur les planches

 

Sans dénaturer la patte artistique qu’il s’est fignolé jusqu’ici, il a appris à bâtir, au fil des années, une prestation scénique singulière et minutieusement élaborée pour chaque type de concerts : « Sur scène, on marche sur une formule à trois. Il y’a DJ Mendosam au scratch sur vinyles, Timothée Palminteri au trombone et moi, à la guitare. Tous les shows sont adaptés. On essaie de mettre l’accent sur le côté plus punchy, plus puissant de la musique. Au fil du temps, je me suis rendu compte ce qui marchait où non. Quand t’es en concert, t’as forcément envie de faire bouger les gens et le plus difficile, c’est de conserver ton identité, la personnalité que tu peux avoir dans ton son tout en réadaptant ton projet pour le live. »

Avec son dernier EP « Life Playing Trick » (sorti le 19 mai dernier), ProleteR continue d’accroitre encore et toujours sa notoriété. A travers un univers empli (et non pas ampli) d’un bon groove des familles, il compte bien encore tutoyer les sommets du beatmaking. Des sommet que vous pourrez gravir en sa compagnie cet été. Notre artiste y déballera son talent le 3 juin au FIMU (Festival International de Musique Universitaire) de Belfort et le 5 aout au festival Esperanzah ! de Floreffe (Belgique).


Aviva Nakache

ProleteR : Sa page Facebook Ici
Sa discographie ici
Il a même des chaîne Youtube et Soundcloud

 

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