Nyna Loren : douceurs métissées et puissance artistique

Décadence des températures ? Qu’importe ! Kosmic se dégèle les méninges en dénichant toujours plus de perles locales à montrer au grand jour. Au milieu du gratin Rhône Alpin, la rédaction a laissé traîner ses oreilles et s’est attardée sur le parcours de Nyna Loren, jeune artiste à l’univers métissé.


On pourrait dire que l’histoire a commencé aux prémices de la vie de la pimpante Nyna Loren. La musique, c’est un peu comme sa potion magique à elle. (À ce qu’il paraît, elle serait tombée dedans étant petite). « J’ai débuté à l’âge de sept ans » se confie-t-elle, « j’ai d’abord fait du violon, ensuite du piano… Après tout s’est enchaîné. Très tôt j’ai commencé à faire énormément de musique. » Et énormément c’est peu dire ! Véritable acharnée du travail  et musicienne dans l’âme, Nyna entame deux ans plus tard un programme draconien à faire pâlir la brigade artistique (pendant que d’autres au même âge ambitionnaient le poste de maître Pokémon sur Gameboy Color). « En une semaine, j’avais une heure de violon et de piano, deux heures de solfège, une heure de musique de chambre, deux heures d’orchestre et une heure de chorale. » (à vos souhaits !) « Ça a été assez vite très intense on va dire ».

Avec un perfectionnement jusqu’à l’adolescence, elle est ainsi devenue une enfant du classique hors pair et s’en est allée vers de nouvelles aventures chez nos copains Suisses à Genève (ndlr : elle est originaire de Bretagne). Après quoi, c’est à la recherche de sang neuf et surtout d’une nouvelle identité en tant qu’artiste qu’elle décida de prendre ses clics et ses clacs direction… la Thaïlande ! « Je tenais d’abord à terminer mes études alors j’ai fait deux masters : un en interprétation violon et un autre en pédagogie. Après j’ai voulu sortir du classique parce que je me suis rendu compte que cela ne me correspondait pas vraiment du coup j’ai pété un plomb et je suis partie sur un coup de tête. J’ai tout lâché, tout abandonné… Je me suis barrée avec une petite guitare, un violon, un mélodica et je suis partie faire du yoga en Thaïlande (rires) ».

L’inspiration à l’autre bout du monde


A partir de là, Nyna s’est adonnée, au plein coeur de cette terre asiatique, à la composition de ses première chansons et s’est construit un premier public dans les bars thaïlandais. Après quelques mois à parcourir le pays, elle décide de revenir en France avec des envies artistiques plein la bobèche. Elle s’est alors construit un univers métissé teinté d’une voix suave frôlant la double personnalité. Tantôt légère, tantôt intense et rauque, son emprunte vocale surplombe des mélodies enchanteresses aux allures de mysticisme.

Comme pour mettre un point d’ancrage à tout ça, notre artiste s’est entourée, il y a de ça un an, de musiciens passionnants et passionnés triés sur le volet. « Je ne savais pas par quel bout prendre les choses mais j’avais vraiment envie de chanter mes chansons ici. C’est pour ça que j’ai réuni autour de moi un noyau de musiciens pour assouvir mes envies de couleurs et d’orchestration plus élaborée ». Formant aujourd’hui un quintette du tonnerre, le groupe de Nyna n’attend plus que la pièce manquante à son étalage artistique, l’enregistrement d’un album. Chose qui lui permettrait d’aller de l’avant humainement et musicalement. « Ça devient essentiel et ça m’empêche de passer à autre chose. J’ai réellement besoin d’enregistrer ces chansons qui existent… Elles sont là, elles sont prêtes bordel ! (rires) » Face au monstre financier que cela représente, elle n’est pas prête de baisser les bras et continue coûte que coûte son petit bonhomme de chemin vers le succès. Car oui, comme dirait l’autre « le travail est la source de tous les biens » (ndlr : proverbe thaï).


Aviva Nakache


Nyna Loren : sa page Facebook ici
Son site internet ici
Sa chaine Youtube et Soundcloud

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