Nazca : escapade en terre indie/pop/tribal


A l’heure où les crêpes sont à l’honneur prêtes à ravir nos hanches et notre gourmandise, la rédaction n’en est pas moins avide de nouvelles découvertes (musicales). Toujours sur un rythme plus effréné, Kosmic s’est empli la panse auditive avec un quatuor valsant entre l’innocence indie/pop et l’impétuosité du tribal : Nazca.

 

N’en vous déplaise, ce quatuor là n’est pas la pour vous faire danser sur une java niaise. Formé au détour des méandres de l’Université Lyon 2 en 2012, Nazca s’est implanté depuis, avec l’art et la manière sur la sphère artistique lyonnaise. La formule est simple, deux filles, deux garçons, des instruments atypiques et un univers ensorceleur : « Avec Juliette et Zoé, on se connait depuis qu’on est au lycée à Chalon sur Saone », explique Marc (ukulélé/guitare), « On est tous venus à Lyon en faisant chacun de la musique de notre côté puis on s’est dit « Pourquoi pas faire quelque chose ensemble? ». On a ensuite posté une annonce pour chercher un cajoniste à la fac et c’est comme ça qu’on a rencontré Navid. » Sans tergiverser bien longtemps, le groupe se met alors à écumer les scènes et autres cafés/concerts et commence à flirter avec notre chère amie la notoriété.

Surfant sur une vague fraiche indie/pop, nos quatre artistes dévoilent une complémentarité particulière en faisant de leurs différences une eurythmie captivante. D’un côté, les filles. Titillant subtilement de leurs cordes vocales, elles mettent en harmonie la voix cristalline et douce de Juliette et celle plus brute et profonde de Zoé. De l’autre bord, les garçons. Instrumentistes avérés, ils synchronisent le rythme des cordes de Marc aux percussions singulières de Navid, laissant place à des sonorités atypique venues d’ailleurs.

 

Nazca ArticleGrandissons, grandissons !


Si un côté enfantin prenait une grande part sur leur premier EP « Cowboys Secrets » (2013), c’est avec une volonté de nouvelles frasques qu’ils ont voulu insuffler une certaine maturité sur leur besogne. A force de travail et de persévérance, c’est sous une formule évolutive qu’ils ont pu nourrir leur deuxième opus « Of lights and shades », paru en décembre dernier : « Au début, Nazca avait un côté très léger … On appelait ça de la musique de poche. Entre le premier et le deuxième EP, on a rencontré plein de monde, on a pu faire des dizaines de concerts et ça a forcément affiné notre oreille. On a un panel d’instruments assez rigolos et on voulait sortir de cet aspect candide qu’on pouvait avoir. C’est pour ça qu’aujourd’hui on met plus d’importance sur la rythmique qu’on aborde avec beaucoup plus d’intensité. Maintenant, on a un aspect plus tribal, plus épique… Au niveau des mélodies, on voulait montrer autre chose que ce qu’on avait avant pour faire une musique un peu plus dansante, plus forte et plus produite ».

 

Au milieu de cette cambrousse musicale, Nazca a su fignoler une identité en offrant un safari sonore puissant et éclectique. Laissez vous donc tenter par ce chant des sirènes envoutant et prenez le temps de vous plonger dans leur univers à la fois délicat et percutant. Des occasions à ne pas louper se présenteront d’ailleurs en canton Rhône Alpin : du 28 au 2 mars au « Bizarre ! » de Vénissieux (pour une résidence), le 25 mai au Brin de Zinc de Chambéry et le 2 juin pour le Festival du Tonton de Oytier St Oblas (38).

 

Aviva Nakache

 

Nazca, les Membres : Juliette (chant, ukulélé), Zoé (chant, clavier), Marc (guitare, ukulélé) et Navid (cajon, percussions).

 

Leur page Facebook Ici
Leur site internet Ici
Ils ont aussi des chaînes Youtube et Souncloud

 

Bizarre ! : 68 Boulevard Irène Joliot Curie, 69200 Vénissieux
Brin de Zinc : ZA de la Peysse, 3 Route de la Peysse, 73000 Barberaz
Festival du Tonton : Stade de foot en centre-village, 38780 Oytier Saint Oblas

 

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