Nasser : du rock-electro en ébullition

Avec cette bonne odeur de printemps qui flâne entre les rues, la saison des festivals s’amorce doucement mais très sûrement ! Premier round pour la rédaction avec les Reperkusound ! L’événement nous a une nouvelle fois régalé et confié son petit lot d’artistes. Parmi eux, un groupe rock-electro tout droit sorti de Marseille : Nasser.


Oh bonne mère, (avoue-le, quand tu as lu « Marseille », ça t’a aussi titillé de le dire tout haut), que cette cité phocéenne est belle ! Elle l’est encore plus quand elle nous livre ses pépites musicales sur un plateau. Voilà donc un grand cru de Provence tel qu’on les aime : pointu, énergique et à la fois subtil. Nasser ravit et enchante la scène indépendante depuis une bonne dizaine d’années maintenant. Avec des débuts à trois, ils ont franchi les étapes une à une et se sont retrouvés propulsés sous les feux de la rampe en se dévoilant dans une sphère rock-électro qui décoiffe ! « On est des amis de longue date » se confie Nicolas, batteur et chanteur. « Avec Simon et Romain, on faisait beaucoup de musique et on créait même des films ensemble. Un jour dans un club on s’est dit « venez les gars, on monte un groupe et on va transpirer un peu sur nos instruments (rires) ». C’est un peu de là que tout est parti ». Sans hésiter à mouiller le maillot, nos compères ont charbonné à s’en donner des sueurs froides (la double vanne sur la transpiration, tu l‘as senti venir aussi ?) et nous ont offerts tout un panel de productions entre 2008 et 2013 (trois EP’s et deux albums) où leur marque de fabrique se distingue clairement avec de « l’électronique qui se fracasse le crâne sur du rock’n’roll (rires)».

Aujourd’hui en duo, il sont de retour (pour jouer sans mauvais tour) cinq ans plus tard et comptent bien taper du pied ! Cette détermination est d’ailleurs marquée par la récente sortie de leur troisième album « The Outcome » (mars 2018). Dans cet opus, nos artistes marquent un virage explosif et ne cachent pas leur envie d’aller toujours plus loin dans leurs retranchements : « Notre évolution s’est faite dans notre approche des morceaux. On a eu beaucoup de projets entre temps. Simon s’est plus donné dans la production. De mon côté, je suis retourné à mon premier amour, la réalisation. On s’est nourri de nos expériences et de nos avancées diverses et variées pour la création de ce nouvel album. »

“Une volonté d’en découdre”


Sur des nuances fraîches et audacieuses, ils ont ainsi opéré une construction des titres plus aboutie, avec notamment un gros travail sur la voix et l’utilisation des machines : «
On est des besogneux, on fait notre musique, c’est notre univers, on avance et on monte petit à petit. On est des récurrents dans le paysage musical français rock et là, on revient avec une volonté d’en découdre mais peut-être d’essayer de faire des choses plus construites avec des références plus claires comme Joy Division, David Bowie… On voulait tenter des choses nouvelles sans forcément se mettre la pression comme travailler un peu plus le chant en allant sur des voix de tête par exemple. »

Construisant leur petit bonhomme de chemin, Nicolas et Simon ne sont d’ailleurs pas en reste. Avec la préparation de clips (oui «  l’image et le son sont indissociables. »et autres concerts, notre duo n’a pas fini de chômer et ce n’est pas pour leur déplaire, bien au contraire. « On est un groupe de potes trentenaires qui feront toujours du rock parce qu’on a toujours aimé ça. Ce qui est important, c’est que si tu as envie de faire quelque chose, il ne faut absolument pas le quitter du regard. Si tu as un rêve, si tu te dis, moi je veux être danseur contemporain, fais tout pour le devenir ! Même si ton entourage te dit « non t’as rien compris, il faut assurer ses arrières ». En vrai il ne faut pas assurer ses arrières, sinon, tu vas devenir comme 70 % des gens qui s’embêtent dans leur boulot et qui viennent te voir en te disant « c’est cool tu vis de ta passion ». Mais pour ça, il faut s’en donner les moyens et c’est compliqué. Il ne faut pas lâcher, il faut y aller à fond ! » Sur ces bonnes paroles brutes et sincères, Nasser prévoit une tournée des grands ducs sur mesure ! Si Lyon ne fait pas (encore) parti du plan, ils comptent régaler le paysage français ! Prochaines échéances prévues (parmi d’autres) le vendredi 18 mai pour le Festival Ça Grézille de Grez en Bouere, le 26 mai à Strasbourg pour le Pelpass Festival #2 et le 16 Mai à Marseille pour un événement que la rédaction affectionne particulièrement : Marsatac !


Aviva Nakache


Nasser : retrouvez-les sur Facebook, YoutubeInstagram et Twitter

“Ça Grézille” Festival : Route de Château-Gontier, 53 290 Grez-en-Bouère
Palpass Festival : 3 Rue des Cavaliers, 67000 Strasbourg
Marsatac :  Parc Chanot, Rond-Point du Prado, 13009 Marseille

No Comments

Post a Comment

+ 76 = 83