Laure Blanc : rencontre chaleureuse sur papier glacé

Cette semaine, la rédac’ de Kosmic s’est embarquée pour un voyage haut en couleurs sur les pas de la photographe Laure Blanc : préparez vos bagages et cap sur ses rencontres d’ici et là-bas ! Entre ambiance musicale et reportages, l’artiste nous a fait part de sa passion : l’humain.

 


Avant de parcourir (et d’exposer !) quelques lointains horizons, la jeune lyonnaise titille son premier déclencheur à treize ans, puis fait ses armes à Saint-Étienne et Limonest, où elle se forme à la photo et la vidéo. Avec son BTS en poche depuis 2015, la demoiselle s’offre quelques belles collaborations et flirte un temps avec bon nombre de festivals et événements dont le nom ne vous sera pas inconnu : Vibes, Festbouc… scènes, artistes, publics, rien n’échappe à son objectif. Elle emmène même son spectateur sur les routes de tournée, pour mieux lui offrir l’envers du décor. Et croyez-la : additionnez huit copains, une camionnette et douze heures de route, ça crée une équation riche en galères et fous rires à capturer !

Laure ne se contente pas d’écumer les concerts et autres festivités armée de ses appareils photo. Bénévole auprès de l’association Aremacs, elle dévoile à la rédac’ son engagement écologique et prouve aux derniers cancres réfractaires qui existeraient au fond de la salle (si si on vous jure, il y en a) que bon temps et responsabilités peuvent aller de paire. Avec Aremacs, la photographe accompagne les organisateurs dans l’éco-gestion de leurs événements, tout ça pour nous permettre de nous déhancher en buvant une bière (ou une Vittel, chacun son truc), la conscience développement durable tranquille… Elle est pas belle la vie ?


         

« Ce que j’aime, c’est le contact avec les gens »

 

La photographe place cependant son premier engagement chez l’humain : « ce sont les gens qui m’intéressent », nous dit-elle. Ses portraits et scènes de vie témoignent de son penchant pour la narration. « Ce sont surtout les réalisateurs qui m’inspirent », confie-t-elle « Wes Anderson, j’en suis fan. Quentin Dupieux (aka Mr.Oizo*) aussi, j’adore ce qu’il fait au cinéma : c’est moderne, tout ce second degré totalement assumé, ça claque ». Laure, son choix à elle c’est la rencontre. Elle maîtrise l’art délicat de saisir l’instant clé du regard de ses sujets pour nous faire « découvrir leur vécu… C’est ce [qu’elle] préfère dans l’absolu ».

Le photo-journalisme dans l’âme, ni une ni deux, elle part deux mois sur les chemins Sri-Lankais avec pour unique compagnon son sac à dos : « C’était pour partir deux mois toute seule, aller à la rencontre des gens même si je ne parlais pas très bien anglais. C’est ce qui m’a permis d’approfondir l’aspect découverte de la population » : on vous a déjà dit que Laure aime les gens ?

Partir en solo : un pari réussi pour la jeune femme puisque finalement, c’est cela qui lui permet de prendre son temps… et ses photos. « J’ai toujours peur qu’on m’attende, du coup je travaille toujours dans l’urgence. Alors que là c’était différent : tu gères ton rythme, tu fais ton programme en fonction des gens que tu rencontres, à ta guise. J’ai pris le temps de faire les choses à ma manière ! » Au gré de ses excursions, elle rapporte avec elle un tatouage, des souvenirs de ceux dont elle a croisé le chemin, des amitiés et une exposition « hyper personnelle » : sorte de carte postale grandeur nature dans laquelle elle nous raconte ces histoires.

Ici, pas de filtre Instagram ma bonne dame : le spectateur se trouve dans la franchise de l’émotion portée par une esthétique subtile oscillant entre le clair-obscur et la couleur saturée. Tendre et festif, l’art de Laure est de ceux qui dressent avec succès le portrait de nos sociétés. Sa photographie est faite de personnages dont ses séries racontent l’histoire : artistes, voyageurs, fêtards, amis ou inconnus : elle nous invite à nous pencher sur celles et ceux qui font le monde d’aujourd’hui. Son travail salué par les journalistes à l’occasion de sa première présentation, la photographe compte bien asseoir sa patte moderne et authentique dans le monde du reportage.

Comme elle le dit : « Ce n’est que le début ! »

 

Kimlan Durieu

 

Laure Blanc : sa page Facebook ici
Son site internet ici

 

* Vous vous doutiez bien que la sphère Kosmic n’est jamais bien loin de la musique !

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