Pour entamer cette nouvelle saison, Kosmic opère un étalage artistique avec un des  groupes rencontrés au festival Woodstower. À travers un univers reggae / hip-hop énergique et plein de promesse, le duo Jahneration a charmé la rédaction.

 


Jahneration, c’est comme une antithèse bien ficelée de la musique. Car oui, c’est un peu entre la folie et la sagesse que Théo et Ogach surfent depuis les débuts de leur collaboration. D’abord des enfants du rock, ils se sont ensuite dirigés subrepticement vers un univers reggae teinté d’arrangements hip-hop : « On a commencé à faire de la musique il y’a une bonne dizaine d’années. » se confie Théo, « c’est vers l’adolescence qu’on s’est tourné vers le reggae. On a débuté le groupe avec une bande de copains mais ça s’est un peu dissout. On a réellement décollé sur Youtube avec une petite vidéo qu’on a réalisé avec
Naâman en 2011 sur le titre « Me nah fed up » ».

Après ça, ils ont décidé de se créer un premier public à travers la toile en sortant d’autres productions avec notamment «  Murderer » et « The Answer », pour ensuite auto-produire leur premier EP « The Foreword » : « Quand on a commencé à accumuler pas mal de vues sur nos vidéos, on s’est dit qu’il fallait concrétiser tout ça par un projet physique. C’est quelque chose de très artisanal mais c’est ce qui nous a permis de nous lancer. » Ils ont ainsi marqué des débuts remarquables sur la scène reggae, et  leur rencontre avec le label Ovastand en 2015 a réellement changé la donne. Élément déclencheur dans l’ascension du projet, cette coopération artistique leur a permis d’être accompagné depuis d’un « backing band » taillé sur mesure et de sortir leur premier « vrai » album : « Jahneration » (sorti le 25 Novembre 2016).

 

Authenticité et simplicité

 

À travers un éventail sonore basé sur le hip-hop et le reggae, le duo a aussi ajouté quelques touches électroniques à leur patte de manière à renforcer leur identité. Loin du côté revendicateur qu’on peut assimiler au reggae, les deux loustics ont aussi fait de leur vécu personnel le fil conducteur de leur composition : « C’est sûr qu’en tant que jeunes on a certains idéaux », explique Ogach, « On pense à des choses qui rendent le monde meilleur mais de là à les revendiquer, on est pas trop là-dedans. L’album reflète un peu toute une année riche en émotions. Cela représente le point de vue de jeunes parisiens qui ont vécu fin 2015 et 2016 : on a fini nos études, il y’a eu les attentats, tout ça. On évoque à la fois notre vécu et les événements qui ont pu concerner tous les français ».

Avec deux titres aux victoires du reggae 2016 (« album french touch » et « révélation » de l’année), les deux artistes gardent, du haut de leur 24 berges, les pieds bien ancrés dans le sol et sont loin d’envisager la folie des grandeurs : « On est entouré par des mecs qui ont carrément les pieds sur terre et la tête sur les épaules. On essaie un maximum de voir nos familles, nos potes, nos copines… histoire de vraiment rester dans la vie réelle. On sait très bien que de prendre la grosse tête et ne plus être soi même en succombant aux tentations de la célébrité, c’est le risque numéro un pour se flinguer. Il faut rester lucide. Nous, ce qu’on veut, c’est vivre un belle aventure humaine à travers ce qu’on aime plutôt que d’essayer de décrocher les étoiles en marchant sur les autres ». À ce stade de leur parcours, ils ont ainsi su trouver l’équilibre entre l’humilité et l’ambition d’un artiste. Et si on aime les écouter, on aime encore plus les voir. Élaborant un show scénique du tonnerre, Théo et Ogach ne lésinent jamais sur les efforts pour faire exploser le public. Avec un dynamisme démesuré, ils proposent un live « extrêmement accessible » avec pour seuls mots d’ordre : « Partager de l’énergie positive à fond quoi ! » Venez donc faire le plein d’optimisme en venant les découvrir directement en concert ! Avec une tournée déjà établie pour les sept prochains mois, ils s’aventureront dans toute la France et termineront en apothéose le 24 mars au Trianon de Paris.


Aviva Nakache

 

Jahneration – Backing band : Clement (basse), Arthur (guitare), Baptiste (clavier) et Vincent (batterie)

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Le Trianon : 80, Boulevard Rochechouart, 75018 Paris