Pour accueillir cet automne imprévisible (tu le connais le classique combo matin-pull/aprèm-torse poil) voici la der des der du festival Woodstower pour Kosmic ! Pour l’occasion, la rédaction tire sa révérence avec un groupe parisien tout droit sorti de la sphère pop/électronique : Isaac Delusion.


Pour l’histoire, cela va faire cinq ans que les compères d’Isaac Delusion s’abattent sur la scène pop-électronique. Depuis 2012 : année de la fin du monde pour les Incas, année des grands débuts pour d’autres. Et quels début ! Résultant d’une amitié de longue date, le projet a su se frayer un chemin semé d’embûches artistiques et révélation musicales.
« Avec Loïc (ndlr : au chant) on se connaît depuis le collège, on est des amis d’enfance », se confie Jules, claviériste/guitariste du groupe. « On a commencé à composer tous les deux quand on était ados. Au fil des années, on a voulu se lancer en créant un groupe. Depuis, plusieurs musiciens nous ont rejoints. Aujourd’hui, on a en plus un bassiste (Nicolas), un guitariste (Bastien) et un batteur (Cédric). »

Si nos artistes ont reçu un accueil prometteur pour leurs deux premiers EPs « Midnight Sun » et « Early Morning », c’est en 2014 qu’ils ont marqué les esprits avec un premier album éponyme. Sortant des sentiers « teenage » habituellement portés par la pop-électronique, Isaac Delusion a teinté cette production d’une patte à la fois candide et envoûtante. Dans un panel sonore éclectique, le groupe a su régaler son public à coup d’ascenseur émotionnel : de l’effet mélancolique à la folie nerveuse en passant par une légèreté insouciante, la musique d’Isaac Delusion, portée par une voix de tête à donner la chair d’ampoule, fait s’évaporer la gravité pour offrir un aller simple vers l’apesanteur.


Evolution en Live


En constante évolution, le groupe fait maintenant partie des meubles de la scène indépendante parisienne et a su imposer son identité à travers un dernier album « Rust And Gold » (Avril 2017). Dans cet opus, nos loustics ont développé une certaine maturité en s’éloignant du côté minimaliste qu’ils s’appropriaient jusqu’alors, notamment en travaillant une prestation scénique sur mesure :
« Le live a beaucoup apporté à notre processus créatif. On a énormément évolué en faisant des concerts dans toute la France. Ça nous a appris à maîtriser nos techniques de compositions, notre musicalité. Ça a été crescendo et pour cette album, on voulait surprendre avec quelque chose de différent. Au début c’était très simple, on partait de samples et de rythmiques. Au fur et à mesure, on a étoffé le truc en produisant différemment et en s’éloignant du côté électronique. Au bout d’un moment, on a réussi à former un groupe Live. Maintenant, on est carrément un orchestre (rires). »

Avec un univers aux allures de douceurs aériennes, Isaac Delusion organise ainsi un spectacle détonnant de manière à créer une cohérence musicale et visuelle : « Sur la dernière tournée, on avait un écran sur scène qui diffusait des vidéos psychédéliques mais on s’est rendu compte que les gens étaient happés par ces images. Ils se concentraient moins sur la musique, comme s’ils étaient au cinéma. On a voulu changer notre manière de présenter les choses et maintenant, le visuel est plus axé sur la couleur. » Dans cette symbiose artistique, le groupe ne cesse de monter au créneau et compte enflammer toute la France au rythme d’une tournée effrénée. Le hasard faisant bien les choses, il feront une halte dans leur road trip au Transbordeur de Villeurbanne, le 9 Décembre prochain. Si c’est pas beau ça !


Aviva Nakache
© Ines Bourgeois


Isaac Delusion : Leur page Facebook ici

Leur site internet ici
Ils ont même des chaine Youtube et Soundcloud

Le Transbordeur : 3 boulevard de la bataille de Stalingrad, 69100 Villeurbanne