Chers habitants de la ville lumière, entre décadences des températures et changement d’heure, Kosmic change son fusil d’épaule. Après des univers blues (Golden & Co) et soul/funk (Charlie and the Soap Opera), la rédaction s’attaque à un petit phénomène du rock/électro lyonnais : Hokins.


Formés au détour d’une soirée d’octobre 2012, les Hokins n’ont pas tergiversé bien longtemps avant de fouler les scènes. Tout droit sortis de la CFPM (Centre de Formation Professionnelle de la Musique) de Villeurbanne, ces quatre loustiques ont à peine commencé par un simple (mais efficace) : « Tiens, si on faisait de la musique ensemble? », qu’on les retrouve en mars dernier en première partie des Shaka Ponk au Millésium d’Epernay (on ne va pas les plaindre).

Tombés dans la musique étant petits (et non pas dans la marmite), ces charmants musiciens ont trouvé en elle bien plus qu’un simple exutoire : un langage qui leur est propre afin de partager les variations de styles qu’ils se maraudent dans leur premier EP. Mélancoliques et mineurs alliés à l’énergie scénique azimutée qu’ils dégagent quand ils sont sur scène, ils détonnent sur des textes potassés en français/anglais : « Dans la composition, on ne veut pas entrer dans une forme languissante ou mielleuse », nous confie Adrien Mermet, guitariste du groupe, « Nos compositions sont un peu plus torturées, voire écorchées. Et puis le timbre de voix de Clément (ndlr : le chanteur) permet de reconnaitre assez facilement Hokins ». En effet, on y remarque une emprise vocale et des intonations percutantes qui s’apparentent à celles de Gary Lightbody où encore Matthew Bellamy.

Point distinctif : l’impact sur scène.


S’inspirant d’ailleurs de Muse et autres Queen of the Stone Age, cette joyeuse coterie impose ses influences rock/electro : « On est passé par pas mal de choses. Au début, on était plus dans le stoner rock avec une musique plus pop. On a ensuite trouvé notre identité en prenant un virage beaucoup plus electro et une attitude plus punk » .

Avec une maîtrise du direct assez déroutante, ils misent touts leurs atouts sur scène : « Notre force, c’est le live. On a un côté très énergique qu’on a besoin d’extérioriser en concert. On sait que les studios, la composition, il faut passer par là. Mais si on fait de la musique, c’est vraiment pour être sur scène, pour partager notre plaisir de jouer avec le public. »

Avec un deuxième EP en train de mijoter (à feu doux), les Hokins comptent bien amplifier leur notoriété. Pour cela, il ne tiens qu’à vous, amateurs de musique et mélomanes aguerris, de venir découvrir ces nouveaux talents sur scène le 20 novembre prochain au Château du Roziers à Feurs (42).

A défaut de se voir éconduit dans les étoiles, Kosmic se révèle conquis. Car oui : « Ecouter du rock, c’est comme avoir la tête en bas, le tout en gardant les pieds sur terre ».


Aviva Nakache


Hokins
: Les membres : Clément Berthié (chant, guitare), Adrien Mermet (guitare), Johan Putet (batterie), Cyril Rebillard (basse).

Leur TOC
: Chaque fois qu’on leur pose la question « Pourquoi Hokins? », un des membres doit faire preuve d’imagination et inventer une histoire différente à chaque fois. Pour Kosmic, c’est Clément qui a du s’y coller : « En aout 2012, on s’est retrouvé touts les quatre en road trip à Hossegor. On s’est mis à regarder le film Hannibal Lecter en se disant qu’Anthony Hopkins est vraiment un excellent acteur. On a ensuite pensé au batteur d’un groupe qu’on adore : Taylor Hawkins des Foo Fighters. Dans le délire, on a mélangé leurs deux noms, et c’est devenu Hokins ».
La véritable histoire :  » Hokins, c’est sorti comme ça. On a mis du temps pour chercher un nom. On est parti sur des tonnes de choses plus ou moins biens, et quand Hokins est arrivé on s’est dit « c’est ça! » « .

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Ils ont aussi une chaîne youtube et souncloud

Château du Roziers : 1 Rue d’Assier, 42110 Feurs