Chers amis friands d’illuminations musicales, c’est en temps de crise atmosphérique que la rédaction s’est entichée d’un personnage aux délires musicaux rock et singuliers : Franck Carducci.


Fantasmagorique, déjanté, excentrique, que dire… Un nombre incalculable d’adjectifs du genre pourraient caractériser Franck Carducci. Poly-instrumentiste et fan des groupes des années 70 (Pink Floyd, Led Zeppelin…), l’Homme que l’on appelle le Chapelier Fou se maraude un parcours atypique qui ferait envie à un bon nombre de musiciens. Et oui, quand on se dit que son premier album a été influencé sur les dires d’un certain Steve Hackett (guitariste de Genesis pour les plus ignares), il y’a de quoi déchaîner les convoitises.

Frank-Carducci-2Situation : 2010, Amsterdam, les oiseaux chantent et les coffee shop déchantent. En asservissant bars et cafés-concerts au rythme de Jam sessions et autres spectacles musicaux, Franck se voit faire la première partie du grand bonhomme. « Ce fut le tournant de ma carrière. J’étais ancré dans la scène locale. Je participais à des boeufs organisés et un jour, on m’a proposé de faire la première partie de l’un de mes héros : Steve Hackett. », se confie-t-il, « A l’époque, je ne voulais pas faire d’album, je pensais que ça n’allait intéresser personne puisqu’on ne me connaissait pas. Et quand ce monument de la musique m’a dit qu’il appréciait ce que je faisais et conseillé de me lancer, cela m’a donné la motivation de sauter dans le grand bain ». Un plongeon qui s’est conclut par un saut périlleux épatant sans éclaboussures (ont dit que les juges lui auraient mis 9,5/10), avec la sortie d’Oddity en 2011.

Entourés de musiciens passionnés (et passionnants) triés sur le volet, Franck Carducci surfe alors sur la vague du succès aux quatre coins de l’Europe. Pays-Bas, Angleterre, Allemagne en passant par nos amis Belges, Oddity crée un engouement fulgurant auprès du public. Dans un courant musical que l’on pourrait qualifier de rock progressif (sans vouloir coller d’étiquette), l’album présente un univers psychédélique s’harmonisant avec la rêverie et la fantaisie. « Les morceaux qui y figurent ont été écrits sur une longue période de ma vie. L’un d’eux a même été composé alors que j’avais quinze ans. Ne sachant pas que j’allais en faire quelque chose, je n’avais pas de pression, je prenais un réel plaisir à faire tout ça. J’y ai déversé spontanément toutes mes émotions ».

 

L’influence de la scène : un panorama déroutant. 

 

Face à l’essor de son travail, Franck s’embarque (sans ramer) dans la conception d’un deuxième opus : Torn Apart (sorti le 9 janvier 2015), avec la contribution spéciale de son Mentor de toujours (on parle toujours de Steve Hackett). Avec une approche différente, plus terre à terre et surtout plus personnelle, l’artiste nous entraîne dans une excursion musicale éclectique et envoûtante. Emotion  échevelée que son groupe souhaite transmettre sur les planches : « On s’est vite rendu compte de l’importance de la scène. Quand les gens aiment ce que tu fais et font l’effort de venir te voir en concert, tu peux pas te permettre de faire juste de la musique. Autant écouter un disque à la maison tranquillement. C’est pour ça qu’on a décidé de mettre l’accent sur un show visuel inattendu. En s’inspirant du coté glamour des années 70, on voulait créer une ambiance atmosphérique, planante… Ca a commencé avec le chapeau, puis le maquillage et les déguisements. Maintenant c’est de l’ordre du délire. Nos prestations sont des pièces de théâtre ambulantes ».


Venez donc découvrir le Pays des Merveilles de la bande à Franck ce samedi 5 décembre au Jack Jack de Bron (avec Mary Reynaud et Zepset en première partie) à partir de 20h. Entre ambiance loufoque et frénésie démentielle, Kosmic ne vous donnera seulement deux conseils : armez-vous d’une bonne dose d’énergie et surtout, ne soyez pas « En retard, en retard ! ».


Aviva Nakache


Sa page Facebook ici

Il a aussi une chaîne youtube

Jack Jack : 16 place Gaillard Romanet, 69500 Bron

Réservez pour le 5 décembre ici