Flavien Berger : la grande maîtrise de l’electro / psychédélique

Et une nouvelle page qui se tourne pour la rédaction. Après plusieurs mois à vous avoir présenter des artistes dénichés au festival Marsatac, Kosmic vous en déballe un dernier pour la route : Flavien Berger. Enraciné entre le psychédélisme et l’électro, ce jeune prodige des temps modernes a su, le temps d’une interview impromptue et philosophique, pimenté notre aventure Marseillaise.

 

Si on devait poser quelques mots sur Flavien Berger, les premiers à venir seraient « Unique en son genre ». Bientôt la trentaine et bien dans ses basques, ce jeune artiste a commencé ses déboires artistiques des l’âge de treize ans où, comme tout ado qui se respecte, il s’amusait à titiller la manette d’une de ces consoles de jeux très en vogue à l’époque. Si certains s’amusaient à combattre des monstres dans on ne sait quel monde fantastique, lui s’évertuait à se perfectionner sur un jeu de compositions, « Music 2000 » : « Le fait de jouer à faire de la musique est très ludique », explique-t-il, « de cette manière tu ne t’en rends pas compte, mais tu apprends réellement à faire de la musique. J’ai commencé sur console tout jeune, puis après j’ai décidé de continuer et encore plus depuis que j’ai un ordinateur ». Une quinzaine d’année ont passé depuis, et voilà notre musicien, sur les devant de la scène électro, prenant un malin plaisir à désarçonner son public de son psychédélisme résolument envoutant.

Issu d’une famille de cinéastes, Flavien s’est façonné une identité en envoyant valser le septième  art pour se donner corps et âme à cette chère musique : « Au début je voulais être réalisateur. Au bout d’un moment, je me suis rendu compte que mes films, c’étaient mes morceaux. La musique était pour moi la pratique la plus naturelle. C’était une manière de raconter des choses, d’installer des univers ou d’évoquer des histoires dans un contexte précis. Je me suis rendu compte que c’était ce que je voulait faire ».

 


Flavien Berger Corps articleUne première qui met la barre haute

 

Dans son dernier (et premier) album « Léviathan » paru en 2015, l’artiste n’en fini plus de surprendre en allant de plus en plus loin dans la complexité de son travail. A travers une série de morceaux, il surfe sur des sonorités ensorcelantes taillées à coup de samples et de bruitages venus d’ailleurs. Et tout ça, sur des textes flirtant sur des métaphores qui mettent en lien rêve et réalité : « Dans cet opus, je parle pas mal d’attractions, de phénomènes physiques et sociaux : de l’exploration du frisson sentimental aux abysses de notre planète en passant par la recherche de l’inconnu. Je fais plein d’aller-retour entre des fantasmes et des choses qui peuvent se rapprocher réellement de nos vécus ».

Avec la composition d’une prochaine production au coin de la tête, Flavien préfère pour l’instant investir son temps à fouler les planches pour régaler son public de son univers planant et singulier. Il fêtera d’ailleurs les dix ans de son label Pan European Recording au Point Ephémère de Paris. Une célébration qui se déroulera du 18 au 20 janvier prochain. Notre musicien y déclenchera ses hostilités le 19 janvier des 20h où il sera suivi de Thos Henley et plusieurs invités surprises. En voilà une collation musicale enivrante comme on les aime !

 

Aviva Nakache

 

Flavien Berger : Sa page Facebook Ici
Il a aussi une chaîne Souncloud

Pan European Recording : Leur page Facebook Ici
Leur chaîne Youtube Ici

Le Point Ephémère : 200 Quai de Valmy, 75010 Paris

© Crédit Photo : Vincent Ducard

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