Festival Lumière : Marie & Jean-Louis Almosnino, sur un air de jazz et de bossa

Cette année, un concert a lieu chaque soir au Village du Festival Lumière. Ça tombe bien, chez Kosmic, on aime autant la musique que le cinéma. Du coup, on a décidé d’aller à la rencontre de Jean-Louis et Marie Almosnino. Le duo père-fille joue ce Dimanche soir dans le jardin de l’Institut. Un beau cadeau pour fêter les un an de leur premier album et une soirée spéciale pour Marie, qui est aussi comédienne.


Au Festival Lumière, on parle cinéma forcément ! Mais pas que. La 10ème édition nous réserve une nouveauté : un concert a lieu chaque soir pour ambiancer le Village du Festival. Et en ce Dimanche 14 octobre, Jean-Louis et Marie Almosnino vont nous emmener en voyage sur des rythmes de jazz et de bossa nova.

Mais d’où vient ce duo père-fille ? “J’ai commencé le chant tard” explique Marie, « j’ai fait le conservatoire à 28 ans ! Quand j’étais petite, on me disait de me taire, de chanter moins fort, car c’était faux. (rires)” Elle a d’abord débuté par le théâtre et les costumes, en enchaînant plusieurs formations dans différentes écoles. Mais la musique n’était jamais très loin… Avec un papa musicien professionnel depuis toujours et professeur au conservatoire de Lyon, tout y menait. Et c’est lors de la première année d’école d’acteur que le déclic s’est fait. “On avait des cours de jazz vocal. Ça m’a donné trop envie, car ça me rappelait ce que jouait mon père. Et puis après, j’ai intégré le conservatoire et j’ai eu des classes de musique brésilienne. Je suis tombée en amour avec cette culture, car je me souvenais encore une fois de lui qui faisait de la bossa nova. C’était encore plus instinctif que le jazz pour moi, c’était un souvenir d’enfance.” Finalement, l’envie de travailler ensemble est arrivée naturellement.

Un album jazz/bossa nova


Après le conservatoire, celle qui est aussi comédienne voulait faire une maquette pour démarcher dans la musique. De façon logique, c’est vers le papa qu’elle s’est tournée. “
Marie est venue me demander de l’aider. Et quand on a commencé les enregistrements, je me suis dit que les sons étaient tellement bons que c’était dommage de ne pas faire un album entier.” Deux ans plus tard, « J’ATeLL » pointe le bout de son nez ! Sorti en Octobre 2017, ce CD est une œuvre d’où ressort toutes les influences jazz et bossa de chacun. Pour le papa, il fallait passer par les mêmes procédés que les jazzmen du début : “Ces artistes se sont nourris des grands standards de leur époque. Ils ont commencé par reprendre des chansons de Broadway en version jazz. Ensuite, ils ont fait dans l’original. Notre album est comme cela aussi, un mix des deux.” Entre reprises de classiques et textes inédits écrits par Marie Almosnino, les mots d’ordre sont diversité et mixité ! Avec dix titres, le duo rend un hommage aux différentes cultures qui les entourent et les nourrissent. “Le nom représente les initiales pour le « Jazz A Travers Les Langues » ! J’adore le français, on a aussi des origines espagnoles et italiennes. Et puis le jazz, c’est l’anglais, forcément. Et la bossa, c’est le portugais du Brésil ! J’avais envie de chanter dans toutes ces langues, mais je voulais vraiment m’appliquer à ne pas dire n’importe quoi*. »


Un concert dans le village du Festival Lumière


Un an après la sortie de l’album, voilà la famille Almosnino réunie sur scène ce Dimanche soir au sein du Village du Festival Lumière. Un mélange de chansons de « JATeLL » et d’inédits pour l’occasion ! Outre l’anniversaire du CD, c’est un moment particulier pour Marie Almosnino : “De jouer dans un lieu comme l’Institut Lumière est une sorte de consécration pour moi. Mes deux métiers de chanteuse et de comédienne se rejoignent. Cette diversité, c’est ça qui nous inspire. Et puis, je suis une pure Lyonnaise, née à l’Hôtel-Dieu, élevée dans les pentes de la Croix-Rousse ! C’est forcément spécial ! ” Rendez-vous ce soir pour cet instant qui promet d’être magique !


David Dufour


*Par exemple, sur le morceau Chega de Saudade, la partie vocale avait été enregistrée, mais après un voyage de deux mois au Brésil, elle a été ré-enregistré, dans un souci d’accent.

Retrouvez les sur Facebook et Youtube
L’Institut Lumière : 25 rue du Premier Film, 69003 Lyon

No Comments

Post a Comment

45 − = 41