Effigie : grande foulée rétro dans l’électronique.

Pas de second souffle pour Kosmic ! Après un week-end rythmé par le festival des Reperkusound, la rédaction continue sur sa lancée et s’octroie une nouvelle petite course aux talents. Parmi notre chère et tendre scène indépendante, le duo lyonnais Effigie s’est porté volontaire pour combler notre soif de saveurs électroniques.


Si Effigie s’apprête à faire ses premiers pas sur la scène lyonnaise (même si tout s’est officialisé fin 2017), le projet représente déjà l’union explosive de deux pointures musicales. D’univers diamétralement opposés, David et Julien ont su fusionner leur fougue et leurs talents résultant d’un duo aux allures de pari gagnant. Et voilà : quinté dans l’ordre et Jackpot ! « On s’est retrouvé à un moment de notre vie où on se cherchait chacun personnellement » se confie Julien.  « Moi je viens du monde du rock-stoner voire même du psyché. Lui faisait partie de groupes un peu plus pop, rap/hip-hop et chansons françaises. On s’est lancé dans quelque chose sans savoir ce que ça allait donner. On s’est juste dit « On fait de la musique ensemble et on voit ce que ça donne. » Là on est à un croisement de sonorités complètement différentes de ce qu’on a pu faire avant, avec des procédés plus électroniques. On s’est mis à la production et c’est quelque choses que je n’avais jamais fait. Au final c’est cool (rires). » Dans cette intersection artistique, ils ont ainsi su trouver une adéquation parfaite entre eux de manière à se créer une identité à part entière.

Aux grands maux (ou « mots », c’est selon) les grands remèdes (ou « rhum aide », mais là ça veut plus dire grand-chose), Effigie condense des mélodies délibérément rétros et place l’électronique en haut de l’affiche en ne lésinant pas sur l’utilisation des machines : « On est tombé amoureux des synthétiseurs. On serait capable d’en acheter des dizaines (rires). On est parti pour créer des chansons et réarranger le tout ensuite. C’est un choix de style qu’on avait pas forcément en tête au départ mais au fil du temps c’est devenu une évidence. » Et « Comme une évidence » leurs compositions « se croisent avec des mots et des douceurs qui pourraient faire un texte »* : « Dans les paroles, j’essaie toujours de raconter quelque chose en utilisant des métaphores. Il faut que ce soit très imagé même si à la base, je raconte un truc précis : je veux que ce soit libre d’interprétation. Le choix des mots est hyper important car il y en a qui peuvent impacter différemment. »


Partir sur un finish pour aller vers l’au-delà


C’est donc en rêvant de nouvelles aventures que nos loustiques ont fait tapis de leur bagages musicaux en marquant leurs débuts sur le titre : « The End » (même nous, la contradiction, on l’avait pas vu venir). « À la base, ce n’était pas fait exprès mais ça nous a bien fait marrer (rires) » explique David. « Finalement, ce titre signifie la fin d’énormément de choses dans notre vie en général. Pour commencer ce nouveau projet, il fallait d’abord faire table rase du passé pour pouvoir avancer. » Dans cette idée d’aller de l’avant, le duo a fait appel aux talents de Simon Bonnefoy pour leur premier clip. Tout en images animées, le réalisateur a mis en scène un personnage au visage géométrique qui, face à des interrogations, franchit des portes une à une. Un parcours semé d’embûches qui mène à différentes interprétations mais qui s’unissent sur le même point : chacun est maître de son destin. « Quand il a tout mis en image, ce n’est pas forcément ce qu’on voulait véhiculer à la base » continue Julien, « on a quasiment dit ok tout de suite à ce qu’il nous a montré parce qu’avec les métaphores que j’apporte aux textes, ça va exactement avec « The End ». Cette chanson, c’est un peu notre histoire, notre morceaux phare… Et lui s’est réellement impliqué dans cette vidéo. L’identité visuelle d’un groupe est hyper importante et comme là on va tous dans la même direction, on est super contents ».

Après tout ça, le groupe n’est certainement pas en reste ! Avec la préparation d’un EP et d’autres tournages vidéos, David et Julien prennent les choses à bras le corps et comptent bien nous en mettre plein la vue ! Le début des hostilités commence d’ailleurs ce jeudi où il participeront à l’Explore Live Session #1 au cinéma Jacques Perrin de Tarare (ils partageront la scène avec Louise Combier et Marlone). Sinon, grosse séance de rattrapage prévue pour le vendredi 6 Avril avec l’inauguration de La Commune (lieu de vie et de cuisine) où ils seront accompagnés d’artistes locaux comme Wenc, St Paul et Jacques André-Dupont. Une mise en bouche comme on les aime, à  » l’Effigie  » d’un groupe qui n’attend qu’une seule chose : montrer l’étendue de son talent.


Aviva Nakache


*merci Grand Corps Malade

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Cinéma Jacques Perrin : 19 Rue Bataillon Berthier, 69170 Tarare
La Commune : 3 rue Pré-Gaudry, 69007 Lyon

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