En pleine frénésie musicale, c’est une nouvelle fois au festival des Reperkusound que le rédaction s’est vue offrir sur un plateau une perle artistique baignant dans un velouté pop/rock/electro : Doorsfall.


Voilà maintenant huit belles années que Doorsfall pointe le bout de son talent. En rythme et en cadence, c’est depuis 2008 que Luc, Adrien et Alexis se sont lancés dans le projet. Avec ce pari gagnant découlant d’une amitié de longue date, ces trois grands gaillards stéphanois trainent déjà de gros bagages derrière eux. Avec un album en 2013 (Journey of Silhouette) et un EP en 2015 (B.I.T.C.H) à leur actif, ils se maraudent également le titre de Lauréat national du concours de Jeunes Talents Caisse d’Epargne la même année (excusez du peu).
 Doorsfall

En constante évolution, ils abandonnent aujourd’hui leur format acoustique originel pour valser sur des tempos électroniques. Dans un esprit de dualité, ils mettent en symbiose leurs méninges pour créer une ambiance éclectique planant autour d’un univers pop/rock/electro : « C’est vrai qu’on a peur de s’éparpiller », se confie Luc, guitariste/clavieriste du groupe, « on a conscience que c’est la crainte de chaque artiste. L’avantage c’est que ça fait un moment que l’on se connait, et on sait comment chacun va réfléchir sur tel ou tel morceaux. Quand on se réunit ensemble pour composer, on essaye avant tout de rester sur une même ligne directrice qui représente notre identité, la patte Doorsfall. On explore pas mal de styles musicaux, ce qui va en adéquation avec notre nom : on tente de faire tomber les portes de tous ces univers et du coup, ça prend tout son sens ». Créant une diversité instrumentale à travers des mélodies surfant sur une douce folie, le trio infernal insuffle une énergie déconcertante en gravitant autour d’une vague synthétiseurs/guitare/clavier puissante et perforante.


Docteur Underground et Mister Mainstream


Avec des influences très « french touch » (
Justice, Kavinsky…) ils assument une double personnalité qui fait cohabiter leurs côtés « Mainstream » et « Underground ». Un cocktail explosif et déroutant inspiré par une dynamique populaire et indépendante : « On est très influencé par la musique commerciale. On s’est déjà inspiré de Prince, Justin Timberlake… de grands artistes qui font des musiques écoutables par tout le monde et où chacun peut danser dessus. Aujourd’hui en France, il y’a le soucis d’être gêné d’aimer le commercial, c’est un peu un gros mot. Quand tu fais ce genre de morceaux, on te colle tout de suite l’étiquette « Tu veux faire de l’argent », mais ce n’est pas du tout notre cas. Nous ce qu’on veut, c’est qu’un maximum de personnes puisse apprécier ce qu’on fait, et que chacun ressente le plaisir qu’on a à créer tout ça. Entre le Mainstream et l’Indépendant, on se retrouve le cul entre deux chaises (rires) mais on assume parfaitement ce double jeu qu’on peut avoir. »

A travers ce visage à deux facettes, le groupe se créé un équilibre à travers leur complémentarité artistique. Une cohésion spéciale et équivoque qu’ils transmettent sur scène avec une facilité étonnante : « Quand on est sur les planches, rien est calculé. Ce qu’on veut avant tout, c’est de nous amuser sans forcément faire attention à notre image. On se base sur le ressenti qu’on a sur le moment et on agit en conséquences ». Une énergie contagieuse que vous aurez tout le loisir d’apprécier au cours d’une tournée bien chargée. Prochaines dates : le 12 mai sur la Place Jean Jaures de Saint-Etienne, le 28 mai au Bus Palladium de Paris, et le 11 juin au Plane R Fest de Colombier-Saugnieu (69).

 

Aviva Nakache

 

Doosfall, Les Membres : Adrien (guitare/voix), Luc (guitare/clavier) et Alexis (clavier/machines/scratch)

Leur page Facebook ici
Ils ont aussi des chaînes Youtube et Soundcloud

Ils seront sur la Place Jean Jaures de Saint-Etienne à l’occasion du concert « Pour l’amour des verts »
Le Bus Palladium : 6 Rue Pierre Fontaine, 75009 Paris
Plane R Fest : festival pop-rock gratuit en plein air, près de l’aéroport de Saint-Exupéry.