Dj Djel : Rendez-vous en terre Hip-Hop

En pleine fièvre artistique, Kosmic suis toujours sur un rythme effréné sa conquête du monde musical en vous dévoilant une deuxième perle dénichée au festival Marsatac. Dj Djel, maestro incontesté dans la sphère hip-hop français, nous a fait l’honneur de partager un moment avec nous.

 

Et même si le temps n’en finit pas de courir, il ne change pas nos petits plaisirs. Voilà plus de 20 ans que Dj Djel baigne dans son péché mignon pour la musique. A l’époque, l’histoire se déroule dans le sud de la France, au quartier de Belsunce à Marseille. Celui qu’on surnomme aujourd’hui le « Tailleur de Diamants » surfe alors sur la vague ascendante du hip-hop et décide de monter un groupe avec quelques amis. Sans tergiverser bien longtemps, la Fonky Familly voit le jour et « Oh, Bonne Mère », la voilà transportée subrepticement au devant de la scène. Avec ce crew, Djel a marqué le début du rap français dans les années 90 et voit sa carrière franchir un premier cap (que dis-je, une péninsule), avec la sortie d’un tout premier opus en 1997 : « Si Dieu veut… ». Un nom équivoque qui marque l’espoir de jeunes artistes devenus aujourd’hui des références en matière de musique urbaine. Après cinq productions et une ribambelle de récompenses (dont deux disques de platine et trois d’or), cette grande famille décide de se séparer en 2007 et Dj Djel prend son envol en solo.

 

dj-djSalut, j’ai rencard avec le succès

 

Tel un aigle royal virevoltant au pays des artistes, il traverse alors le monde pour faire partager sa culture musicale et ses valeurs. C’est au terme de multiples rencontres, soirées et collaborations qu’il s’adonne à la création d’un premier album « Rendez-vous » (produit avec Orizon Sud), paru en début d’année. Une expérience qui lui a permis d’appréhender différemment son travail : « En voulant gérer cet album tout seul, je me suis mis une auto-pression pour avoir plus de responsabilités », nous explique-t-il « avec la Fonky Familly, on avait une maison de disque où tout était géré. Là, c’est toi qui doit contacter les bonnes personnes, gérer et monter des prods… Je me suis aperçu de la difficulté des artistes indépendants et des petits labels qui doivent être distribués et s’occuper des promotions. C’est très compliqué mais à la fois plaisant parce que c’est dans la difficulté qu’on trouve un certain plaisir a remonter les pentes. »

Dans une volonté de faire évoluer sa musique tout en conservant des codes « à l’ancienne », l’artiste fournit à son album un brassage intense de sonorités atypiques inspirées de trip-hop, jazz, reggae et autre gréât black music : « J’ai voulu garder une base avec les techniques hip-hop des années 90 avec du scratch sur vinyle, des machines… tout en rendant le projet plus moderne dans sa structure et sa présentation. Il reflète aussi l’évolution de ma carrière car j’y ai réunis les samples et les gens que j’ai croisés dans ma vie et qui ont fait de moi l’artiste que je suis aujourd’hui. »

Avec la participation de nombreux instrumentistes et de MC’s triés sur le volet, Dj Djel a fait de cet album un « Rendez-Vous » à ne pas manquer. Il ira d’ailleurs présenter son projet en terre parisienne les 28 et 29 octobre prochain au Canal 93 de Bobigny pour le festival Terres Hip-Hop, avant d’opérer un retour aux sources le 17 décembre sur la scène du Moulin à Marseillle, pour un concert caritatif en hommage à son ami : Dj Sya Styles.


Aviva Nakache

 

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Canal 93 : 63 Avenue Jean Jaurès, 93000 Bobigny
Le Moulin : 47 Boulevard Perrin, 13013 Marseille

© Crédit photo : Aucepika photography

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