Directors cut fait son cinéma !

En marge de la sortie de son nouvel album « Cycles », le groupe de musique lyonnais se met aussi en images. En effet, trois clips vont sortir en avant-première le 20 mai au Rockyrama Café. La particularité ? Ces trois clips constituent en réalité un seul court-métrage. La rédaction de Kosmic est allée à la rencontre du groupe pour parler cinéma et concept original.

 

Avec un nom dédié au cinéma, Directors Cut était obligé de s’y mettre un jour. Même si choisir ce nom pour un groupe de musique était « le plus mauvais choix pour être référencé sur internet », dixit Joris Fleurot, le guitariste, ce n’est forcément pas anodin. Outre son rôle au sein du groupe lyonnais, celui qui fait aussi les chœurs a sa boîte de production audiovisuelle (ndlr : Spline Studio). Et pour la sortie du prochain album nommé « Cycles », un concept a germé dans l’esprit du cinéaste et de ses trois autres compères qui composent Directors Cut, Clément Petit, Lucas Biguet-Mermet et Henri Belot. Au lieu du clip printanier habituel, les quatre artistes font dans l’innovation. L’idée n’est pas de sortir un, ni deux, mais bien trois clips. Mais en un. Un trois en un quoi. Non ce n’est pas une pub pour une lessive, c’est bien un concept artistique. « Le concept de notre album repose sur trois blocs de musique. On est rapidement tombé d’accord pour faire donc trois clips » explique Joris.

 

Un mélange cinéma-musique original

 

Et la discussion ne s’est pas arrêtée là, bien au contraire. « Le principe, c’est que ce sont trois court-métrages, qui vont être assemblés dans un ordre précis » continue Joris, « ils peuvent se voir chacun indépendamment. Mais il manquera un truc, un petit quelque chose que tu retrouveras en enchaînant les trois à la suite ». Un concept original et un moyen d’aller au bout d’une démarche artistique bien spécifique. Henri Belot, à la basse et au chant, détaille : « L’album est plus ambitieux, le court-métrage l’est donc plus aussi ! On se donne du mal et on progresse. On se fixe des objectifs pour pousser le plus loin possible ». 

Et le bouchon est bien poussé, Maurice ! Pour aller au bout du bout des choses, le but a été de créer à partir de règles bien précises. Le défi a été de faire avec une contrainte de style : la transformation. Cela se traduit par des court-métrages basés sur la création de trois espaces différents, mais fabriqués à partir des mêmes éléments. Même lieu de tournage, mêmes comédiens, mêmes axes de caméra. Mais un décor qui change à chaque fois. Un sacré challenge technique ! « Une symétrie doit être gardée dans tous les plans, pour coller à notre thème de cycle, mais il fallait fabriquer une mise en scène différente à chaque fois » glisse le réalisateur/guitariste, « avec peu de budget, ce n’est pas évident de concevoir quelque chose comme cela. Ça nous a pris un mois de préparation, pour six jours de tournage. C’est court ! Mais on a eu la chance de pouvoir tourner dans le studio de Voluntas films (ndlr : boîte de production audiovisuelle à Saint Etienne). On était tous bénévoles, c’était un vrai beau moment, avec une équipe composée d’amis ».

 

Un défi technique réussi

 

Du côté de Lucas Biguet-Mermet, le batteur, l’expérience était assez nouvelle et unique. « On avait déjà fait trois clips avec Joris, on avait un aperçu de comment se passait un tournage. Mais là, le tournage de court-métrages, c’était encore un autre niveau, avec plein de monde sur le plateau. Une découverte pour Henri et moi ». Même son de cloche (et non pas de cymbales) du côté d’Henri donc. « On est très fiers des premiers clips qu’on a fait, mais j’ai vraiment pris conscience de l’ambition du projet quand j’ai vu trente personnes s’agiter pour le faire ! C’est comme une petite ruche où tout le monde fait son merdier, s’accorde et ça roule. C’est surprenant de voir ça ! ». 

Et le miel récolté de cette ruche est un bon cru. Le défi technique est réussi, sans fausses notes. L’histoire est simple. On suit un personnage principal qui se réveille tous les matins au même endroit, mais dans des univers différents. Et on le voit évoluer jusqu’à ce qu’il prenne conscience et qu’il cherche la vraie réalité de tout ça. Le fait de répéter les mêmes mouvements et axes de caméra nous permet de prendre la place du personnage principal et de chercher la réalité avec lui. 

Et le mélange notes de musique/images collent à l’œil et à l’oreille autant qu’un bon miel de Printemps à sa tartine. « Chaque univers correspond à une chanson de l’album » récite Joris, « il y a « Rust », chanson punk-rock, « Another round », chanson plus métal, et « Ashes to ashes to ashes to ashes », chanson pop ». Rendez-vous donc le 20 mai au Rockyrama Café pour découvrir en exclusivité les trois clips. Avant de pourquoi pas les retrouver lors d’un ciné-concert ? Un but pour Directors Cut. « Aller jusqu’au bout et le faire en live serait l’accomplissement du tout, ça scellerait le truc » s’aventure Joris, Et la place rêvée pour faire cela ? « L’endroit ultime ? Pompei (rires) ! Mais si on a Les Subsistances, c’est déjà bien ». Affaire à suivre…

 

David Dufour

 

Spline Studio : Leur page Facebook ici & site internet ici
Directors Cut : Leur page Facebook ici & site internet ici

Spline Studio : 20 Rue Constantine, 69001 Lyon
Rockyrama Café : 118 montée de la grande Côte, 69001 Lyon
Voluntas Film : 38 rue Michelet, 42000 Saint-Etienne

 

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