En tant que fournisseur officiel d’artistes pour la rédaction, la ville des lumières n’en finit plus de nous surprendre chaque jour. Au milieu de la besace musicale lyonnaise, Kosmic a réussi à pêcher son dernier poisson de la scène locale : Clementine Jane. Dans un univers pop-électronique léger et envoûtant, la jeune artiste s’est confiée sur son parcours et ses projets.


Du talent bercé dans un monde onirique. C’est ce qui pourrait qualifier notre vedette du jour. Clementine Jane, artiste dans l’âme et droguée à la mélodie, se dévoile depuis plusieurs mois dans une aventure en solo : « J’ai tourné avec un premier projet folk (ndlr : Poppy & the Gamblers) pendant quatre ans » se confie-t-elle, « j’ai beaucoup évolué depuis et ma musique a progressé avec moi. Du coup, j’ai voulu repartir à zéro pour faire quelque chose de plus actuel et qui ressemble plus à ce que je suis aujourd’hui. J’avais envie d’avoir un truc à moi où je pouvais être libre de faire absolument tout ce que je voulais. » A compter de là, elle a su construire un univers aux allures pop teinté d’arrangements électroniques pour exprimer quelque chose de « plus moderne ».

Après quelques fignolages et autres heures de travail intensif, Clementine s’est entourée de musiciens (le top du top de la crème) et cette équipe a vu le fruit de ses efforts éclore avec la sortie d’un premier EP « Bloom » en Décembre dernier. Calqué sur les qualités d’utopiste et de grande rêveuse de la chanteuse, cette production reflète des compositions légères et planantes soulevées par des textes élaborés autour de thèmes tiraillés entre l’universel et le personnel : « J’aborde bien sûr des thèmes universels dits « classiques » comme l’amitié ou l’amour. Après, j’adore évoquer la planète, les remises en question de chacun… J’essaye de m’éloigner des sujets introspectifs en m’inspirant aussi de la vie de mon entourage. L’idée, c’est de faire des chansons où les gens puissent se reconnaître parce qu’au final, on vit tous des choses qui nous touchent plus ou moins parce qu’on reste avant tout des humains. J’ai voulu trouvé un juste milieu entre ce que j’ai vécu et des choses qui pourraient concerner tout le monde ».



De l’anglais à la scène

 

Gardant cette unité aérienne et galvanisante, elle s’est aussi, pour cet EP, lancée dans l’exercice de la diction rapide. Car oui, avant d’être une chanteuse lead acharnée, elle est avant tout une fan invétérée de la langue de Shakespeare : « J’adore l’anglais oui ! J’aime beaucoup jouer sur les rythmes et les mots. J’ai beaucoup d’exigences dans cette langue mais c’est quelque chose qui me vient plus naturellement que le français. Il suffit qu’une idée apparaisse et le truc peut s’enclencher hyper rapidement. Peut-être qu’un jour je me risquerai au français sait-on jamais, mais il faudra que cela vienne instinctivement… On verra bien ! (rires) »

Avec déjà deux clips à son actif sur les titres « She can’t loose » et « Lean on me » (réalisés par Spline Studio), Clementine travaille déjà sur ses prochains morceaux. Promettant quelques surprises (on parlerait d’influences hip-hop et d’un slam à ce qu’il paraît 😉 ), elle compte déjà terminer sa formation au Labo du conservatoire et bien sûr fouler les planches de la région afin de se perfectionner scéniquement avec sa joyeuse clique : « Pour l’instant, on construit, on déconstruit pour voir ce qui marche le mieux, c’est un véritable chantier (rires). Nos professeurs au Labo nous guident pas mal. Le plus important, c’est de vraiment prendre le temps de creuser pour savoir où on veut aller. On ne veut pas faire les choses trop vite : on veut prendre des risques mais s’amuser aussi ! » Alors, pour vous laissez emporter par la douce tornade Clementine Jane, il faudra venir admirer l’étendue des travaux le 27 Mars à La Couveuse (Chadrac) et le 25 Avril au Périscope de Lyon.

Aviva Nakache


Clémentine est accompagnée de Guillaume Defoulounoux (guitare), Marty Roignot (batterie) et Vincent Frécon-Louis (basse).

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Leur chaîne Youtube et Soundcloud

La Couveuse : 10 Cours de la Liberté, 43770 Chadrac
Le Périscope : 13 Rue Delandine, 69002 Lyon

© Crédits photos :
Image de couverture : Claire Laborde
dans l’article : Cyprien Alberti