Chinese Man : ils mènent le monde du Hip-Hop à la baguette

En pleine ébullition artistique, Kosmic s’octroie une nouvelle pause Marseillaise avec une moisson du festival Marsatac. Entre deux concerts enflammés sur le site de La Friche Belle de Mai, la rédaction est tombée sous le charme du collectif d’artistes/producteurs : Chinese Man. Entre nouvelles collaborations et sortie d’album imminente, le trio aixois a une nouvelle fois étalé son univers hip-hop atypique et singulier.

 

Entre maints et maints portraits édifiés à leur effigie, les membres de Chinese Man ne cessent encore et toujours de faire parler d’eux. Formé en 2004 par les Dj’s Zé Mateo & High Ku et le beatmaker SLY au détour d’Aix en Provence, ce collectif Hip-Hop règne aujourd’hui sur la sphère musicale française tel Xi Jinping sur le pays de l’Empire Céleste. Après un début sur les starting block sur le tube « I’ve Got that Tune » (choisi notamment par une grande marque de voiture pour sa campagne promotionnelle), ils sont également des précurseurs de la scène indépendante. Si on les connait bien en tant que groupe, on les connait encore mieux sous leur casquette de révélateurs de talents. Où qu’ils passent, la musique trépasse. Avec leur propre label « Chinese Man Records », ils ont déjà permis à des groupes émergents de se retrouver aujourd’hui sous les feux de la rampe. On parle des quelques Deluxe, Scratch Bandit Crew, Leo le Bug ou encore LeYan (entre autres). Grâce à nos trois compères, ces petits oiseaux d’artistes ont pris leur envol et filent maintenant le parfait amour avec notre chère réussite.

Sans s’accoler à un genre, le trio a su évoluer et fignoler la patte Chinese Man en bouleversant sans cesse ses habitudes pour trouver de nouvelles inspirations : « On est vachement influencé par les musiques de maintenant mais on essaye de se les réapproprier », se confie SLY, « On a plus d’expérience aujourd’hui du coup on est plus à l’aise dans la composition. On a pris des techniques pour les assimiler à des samples et ça ressemble a du Chinese Man mais c’est différent de ce que groupe faisait avant. On a pas fait de révolution énorme mais on a pris notre temps pour produire nos nouveaux sons car on voulait vraiment garder notre unité.

 

chinese-man-journeyPlus de place pour la routine

 

Dans une quête de renouvellement éternel, ils se sont offert une nouvelle excursion musicale avec une collaboration de taille. Et oui ! Dans leur course-poursuite avec le succès, ils sont allés puiser dans les réserves sud-africaines et y ont débusqué le rappeur Tumi. Après une première association en 2012 sur le morceau « Ta Bom », Chinese Man a décidé de remettre le couvert en octobre dernier avec cette fois-ci l’album « The Journey »* en tant qu’hors d’oeuvre. Adeptes de samples percutants et ciselés à la manière des anciens, les producteurs ont voulu se démarquer en s’aventurant hors des sentiers battus : « A la base, quand on a composé les instrus, on avait envie de sortir du schéma classique couplet/refrain-couplet/refrain. On voulait vraiment avoir Tumi sur nos morceaux et on a essayé d’aller assez loin pour que ce ne soit pas trop difficile pour lui de se poser dessus. C’était cool pour nous d’avoir un côté trip-hop sans tomber complètement dans une production hip-hop. C’était un peu le défi sur les morceaux et on pense que c’est ça qui lui a plu. » Avec ses douze titres aux allures de métissages artistiques, cet opus 2.0 surfe sur de sonorités exotiques (banjo, flute des Andes, percussions indiennes…) corsées par un socle hip-hop.

Semblant ne jamais vouloir s’arrêter, nos trois loustiques s’apprêtent une fois de plus à régaler le gratin musical de leur savoureuse pâte artistique. Ils prévoient déjà de nous en mettre plein la vue (et les oreilles) en février prochain où ils dévoileront leur huitième album « Shikantaza ». En patientant, ils nous ont concocté une petite tournée des grands ducs pour 2017. Le lancement des hostilités se fera d’ailleurs le vendredi 6 janvier à l’Espace Bleu Neige des Angles (66).


Aviva Nakache

 

* « The Journey » offre aussi quelques featurings avec : Scratch Bandits Crew, Hugo Kant, Khuli Chana, Taiwan Mc, Youngsta CPT, Le Syndicat du Chrome et Tomapam

Chinese Man :
Leur page Facebook ici
Ils ont aussi des chaînes Youtube et Soundcloud

Tumi
Sa page Facebook ici

Chinese Man Record : 79 rue Terrusse, 13005 Marseille
Le site internet ici

La Friche Belle de Mai : 41 Rue Jobin, 13003 Marseille
Espace Bleu Neige : Avenue De Mont-louis, 66210 Les Angles

One thought on “Chinese Man : ils mènent le monde du Hip-Hop à la baguette

Laisser un commentaire

55 − 47 =