Chers et tendres musicos. Tout est venu à point nommé quand, un de ses quatre midis, entre artistes à pourvoir et virtuoses alambiqués, la rédaction fit la rencontre d’un jeune beatboxer : Bronix 


Ce n’est pas toujours la même chanson (pardon Claude François). Dans ce cas précis, on ne parle pas de belle litanie mais du son dans toute sa complexité. Une imitation acapela de divers instruments qui régale la fibre auditive à coup de polyphonie : le Beatbox, branche brumeuse de la musique pratiquée par de rares élus.

Voila six ans maintenant que Bronix s’adonne à la « Boite à rythme » (pour les non-bilingues) : « J’ai connu le beatbox au lycée. Un copain s’amusait à en faire dans les vestiaires après les cours de sport. Je lui ai posé pas mal de questions, et de fil en aiguille, j’ai pu découvrir cet univers » nous confie-t-il, « J’ai donc commencé à m’exercer et m’intéresser à la compétition. Après trois mois d’entrainement, j’ai fait ma première scène au Ninkazi Kafé. Ça a été un déclic pour moi, le contact avec le public, l’ambiance… cela m’a donné la motivation de continuer » . Du haut de ses 23 ans, l’artiste explose sur scène. Contrastant avec un caractère timide et reservé, Bronix se sert du beatbox comme exutoire : « En essayant d’être objectif sur ma position avec la société, je dirai que je parle mieux la musique que les mots. Ma sensibilité musicale est plus développée que mon rapport avec la parole. J’ai eu une période ou j’ai un peu perdu le contact social, je me suis un peu renfermé. J’ai appris à me réouvrir avec cette forme de musique, et j’ai beaucoup de gratitude envers ça. » En s’exaltant sur les planches, la démarcation personne/artiste fait de lui un docteur jekyll/mister hyde des temps modernes.

Entre rigueur et structure artistique


S’inspirant des plus grands dans le domaine tels Alem
(actuel champion du monde) ou encore Yusuké, Bronix s’intègre dans les styles drum’n’bass et dubstep. Si le beatbox est un art nouveau qui attise la curiosité, il requiert une technique et une agilité buccale sans nom (sans mauvais esprit). Avec des sons qui émergent de la gorge en passant par le nez en guise de basses vocales, le but est de créer des phases rythmées et cadencées qui, mises bout à bout, racontent une histoire. « J’écris pour être plus organisé, plus structuré. J’y accorde beaucoup d’importance parce que je souhaite vraiment que mon travail parle aux gens, qu’ils captent le message que je veux délivrer. Je me dis qu’à partir du moment où j’arrive à les faire danser, j’ai tout gagné ».

Depuis septembre, ce pimpant jeune homme est avide de nouvelles sensations. En « activant son radar à opportunités », il saute sur toutes occasions de découvrir quelque chose d’inédit en rapport avec le son. Technicien pour la webradio Les Enfants Du Rhône, il a aussi participé au championnat de France de beatbox où il termine 16eme (on salut la performance). Venez donc découvrir ce jeune talent émergeant au restaurant Le Pepperoni (lyon 6e) ce 17 décembre où il étalera ses prouesses pour l’association Studio Tango Argentino. En attendant, Kosmic vous le promet, on garde le rythme !


Aviva Nakache


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Il a aussi une chaîne Youtube

Ninkazi Kafé : 267 Rue Marcel Mérieux, Lyon 7e
Restaurant le Pepperoni : 78 rue Vendôme Lyon 6e
Les Enfants du Rhône : 86 Boulevard de la Croix Rousse, Lyon 4e
Studio Tango Argentino : 33 Rue Bossuet, Lyon 6e