Andromakers : la décadence pop/électronique

C’est avec une année 2017 qui pointe le bout de son nez que la rédaction continue sa traversée fantastique Marseillaise. Encore une fois, Kosmic vous présente un groupe approvisionné par le festival Marsatac : Andromakers. Entre sons nostalgiques et mysticisme enjoué, ce duo 100% féminin nous a déversé son souffle pop/électronique en pleins tympans.

 

Et voilà encore une recrudescence artistique de notre chère ville d’Aix en Provence. Après Chinese Man, c’est un duo plein de promesses que la bourgade du sud nous a envoyé. Après quelques années à s’aventurer dans un groupe de rock, Nadège et Lucille, musiciennes et compositrices aguerries, ont décidé d’envoyer valser guitares et compagnie pour s’adonner à un dessein fait de belles machines et de musique électronique : Andromakers. Un virage à 180° qui leur vaut aujourd’hui le statut de découverte musicale indépendante. « Quand on s’est rencontrées, Nadège cherchait un bassiste pour son groupe », se confie Lucille, « j’ai répondu à une annonce et c’est comme ça que l’aventure a commencé. Au bout d’un moment, on s’est dit « faisons autre chose ». Voilà comment est né Andromakers avec une formule complètement différente ».

A travers des mélodies nostalgiques, nos deux artistes ne cessent de charmer à coup de tours d’escamotage musicaux faits sur mesures pour nous ramener au pays d’une enfance rêveuse et candide. Si les tintements horizonnants des synthétiseurs lo-fi et autres instruments electrocheap des années 80 prenaient une part importante sur leur deux premiers EP (« Lantern of April » et « Lantern of May »), c’est avec une volonté d’escapade et de maturité que le duo a su façonner son premier album éponyme (sortie prévue pour fin janvier) : « On a commencé avec des petits instruments qu’on a déniché dans des vides greniers. Au fur et à mesure, on a voulu étoffer notre son pour faire danser. Maintenant on arrive à faire un set beaucoup plus club même si on reste avec notre identité initiale pop ».

 

A la poursuite d’un renouvellement

 

Passant de l’acoustique à l’électro, elles ont ainsi voulu produire une ampleur sonore plus élaborée. Un changement drastique qui leur a permis de perfectionner leur musique en abordant de nouvelles techniques. « Le fait de faire des concerts nous a donné envie d’embarquer les gens dans un climat plus entrainant. », explique Nadège, « A la base, on ne venait pas de cet univers de machines et de synthé et on a vraiment appris en même temps que notre projet avançait. Tout ça nous a permis de murir et de découvrir un tas d’autres possibilités musicales. »

Dans des compositions potassées en français et en anglais, Lucille et Nadège ont marqué une évolution notoire dans leur univers initialement enfantin : « Il y’a toujours ce côté nostalgique et mélancolique dans nos morceaux mais on a réussi à durcir un peu nos propos. Avant, on qualifiait notre musique d’un peu sucré, naïve… Un aspect qu’on a gardé dans nos refrains mais qui est orienté aujourd’hui vers un bord plus sombre dans le reste de la mélodie. » Restant dans une atmosphère liant la douceur pop aux subtilités électroniques, Andromakers n’est pas prêt d’éteindre son matériel. Avec la sortie de son dernier single « Everest » en novembre dernier (annonçant la sortie imminente de leur album), cette pair de nana est d’ores et déjà prête à tout dévaster sur son passage. Un conseil, assurez-vous de rester sur leur chemin et prenez donc le risque de vous faire renverser par un monde jonché de surprises sonores fraiches et électriques.

 

Aviva Nakache

 

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