48H Sous l’Eau : deux jours pour réaliser un nanar !

Faire un nanar en 48h ? Vous en rêviez, l’association de cinéma “A contre-courant” l’a fait pour vous ! Ce week-end, la deuxième édition du concours de « nanars lyonnais » va voir 23 équipes tenter de réaliser le film le plus con en un week-end. Le thème Badass et le prix ultime est un PQ d’or ! Chez Kosmic, on a donc pris notre plus beau trône pour aller parler du soleil Badass et des nanars (lalalalilalala) avec Kevin Delobelle, l’organisateur de ce beau concept.


On a tous vécu ce moment gênant où un film est tellement mauvais, qu’il en devient hilarant. Et bien, d’ici dimanche soir, il y en aura 23 nouveaux qui s’ajouteront à votre liste des « meilleurs nanars à voir avant de mourir ». L’association A contre-courant organise pour la deuxième année le 48h sous l’eau.  Et 23 équipes se sont donc inscrites pour « en chier pendant un week-end », dixit le créateur. Mais qui a eu cette idée folle un jour d’inventer ce concours (et non pas l’école) ? C’est ce sacré Kevin Delobelle (et non pas Charlemagne).

« Il y a un an, quand on a créé l’asso, Damien Vildrac, qui gère l’Aquarium Ciné-Café à Croix-Rousse, est venu nous demander si on avait envie de créer un événement pendant le festival Blop, organisé par le lieu ». Après une courte mais intense réflexion, l’idée a germé très rapidement. « Avec Daisy Herbaut, une compositrice avec laquelle j’ai monté A contre-courant, on a créé ce 48h. D’habitude, on participe à ce genre de challenge pour gagner, c’est une compétition. Mais moi, je trouve ça bête. En tant que créateur, si je veux que mes films aient de la valeur, je les produis. Le but d’un concours comme cela, c’est de s’amuser, d’essayer des trucs ! Et puis, on voulait aussi faire une fête de fin d’année de l’audiovisuel lyonnais. Dans le jury, on a un représentant de chaque structure associative de cet univers. » Particularité de ce 48h, si tu n’as pas d’équipe de tournage, ce n’est pas grave ! Un mode “équipe aléatoire” existe. Une façon de réunir les gens et de faire des rencontres : « C’est l’essence même du projet. On voulait un concours très décomplexé. Comme je disais, le but n’est pas de gagner, c’est de faire un court-métrage complètement fun et de rencontrer des gens ! L’année passée, il y avait trois équipes aléatoires, et tout le monde nous a dit que ça avait été une expérience humaine incroyable !».

Des contraintes absurdes pour créer un truc fou


Le mot d’ordre donc, c’est le plaisir avant tout pour faire l’œuvre la plus délirante possible. Et pour naviguer loin dans l’absurdité et le nanar, quoi de mieux que de cadrer les choses. Comme disait André Gide (ouais mon gars,
bac de philo, tout ça), « l’art naît de contraintes, vit de lutte et meurt de liberté. » (#micdrop). Des règles bien absurdes ont donc été instaurées pour guider toute cette folie créative : « Chaque année, il y a un thème. Ce week-end, c’est Badass. Donc il faut s’attendre à des nanars d’actions ! On va donner des mélanges de genre à chaque équipe. Il y aura aussi quelques autres surprises, comme la contrainte badass ultime, qui ne sera donné qu’à un seul groupe. L’année passée, c’était que tous les personnages ne devaient parler qu’en criant. (rires) ».

Après deux jours d’écriture/tournage/montage, un film devra être rendu le Dimanche soir et sera projeté le Vendredi 29 Juin à la salle des associations de la Croix-Rousse, lors d’une cérémonie où des prix seront remis. Et pas n’importe quel prix ! Comme ce n’est pas un concours comme les autres, chaque équipe aura droit à sa récompense. « En fait, on ne peut pas vraiment dire quelle catégorie il y aura, car on les imaginera en voyant les court-métrages ! On adapte à chaque œuvre et chacun repart avec son diplôme. On sait juste qu’il y aura le PQ d’Or pour le pire film, celui qui se rapproche le plus de l’essence du nanar ! ».

Une 2ème édition test avant de s’agrandir

L’année passée, le succès a été au rendez-vous, avec seize équipes participantes, et plus de trois cent spectateurs à la projection. Une vraie surprise pour Kevin Delobelle. « On s’attendait à une dizaine d’équipes et une cinquantaine de spectateurs  pas plus ! On faisait partie du Blop Festival, ça a dû aider. Mais cette année, le festival n’existe plus donc on verra bien. En tout cas, on a d’ores et déjà plus d’équipes, donc ça part bien ! » Cette deuxième édition est une année de transition pour l’organisation. En marge de ce 48h, des événements ont été organisés tous les soirs à l’Aquarium Ciné-Café. Un essai en prévision de l’avenir… « On est en train se transformer. On devient finalement un festival ! Là, on a testé des projections et des rencontres tout au long de cette semaine. Le but est de créer un truc plus gros, autour du cinéma de genre. On voudrait proposer un événement par association. Ça serait en quelque sorte le best-of de clôture ! » Et bien sûr, le 48h sous l’eau sera toujours là, pour conclure en beauté. D’ailleurs, le prochain thème est déjà sorti : « Ce sera l’édition du tur-fu ! On veut de la science-fiction ! » Mais avant d’anticiper le tur-fu, rendez-vous à la maison des associations de la Croix-Rousse le vendredi 29 juin pour visionner tous les nanars du concours !


David Dufour


48h sous l’eau : leur facebook, leur site internet

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Et l’album photo de l’année dernière aussi, c’est par !

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